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Archive de la catégorie ‘Spiritualité : Indouisme’

Quand viendra le départ de ce monde, extrait d’un texte sacré des Upanishads

Mercredi 7 octobre 2009

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La Chandogya Upanishad

Extrait cité par Sri Chinmoy

Lorsqu’approche l’heure de la mort, que devons nous faire ?
Nous devons trouver refuge en ces trois pensées sublimes :
- Nous sommes indestructibles.
- Nous ne pouvons être ébranlés.
- Nous sommes l’essence même de la vie.

 


Daté de 500 Av. J.-C. cet extrait des Upanishads fait parti des bases sacrées de la littérature indienne des Védas. 

L’Enseignement du Sage Avadhûta : Prostitution, il y a 5000 ans, Pingalâ fait le point

Samedi 3 octobre 2009

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Le roi et le sage, de Vyasadeva, présenté par Nidish
Cliquer sur le lien pour accéder à la présentation du livre

Avec l’aimable autorisation des Editions Dervy :

L’histoire qui suit est l’une de celles que l’on trouve dans le petit livre « Le roi et le sage », traduction d’un écrit en sanscrit rédigé il y a 5000 ans. Ces Histoires-Enseignements sont prodigués par un grand Maître spirituel que  le roi Yadu a rencontré alors qu’il errait dans la forêt.


La courtisane Pingalâ

Le Sage Avadhûta poursuivit ainsi son dialogue avec le roi : Ô Mahârâja Yadu, ô fils de roi, une courtisane du nom de Pîngalâ vivait autrefois dans la ville de Videha.
Ecoute à présent ce que j’ai appris de cette jeune femme.
Désirant
attirer un galant chez elle, cette belle courtisane se tint un jour longtemps devant sa porte, montrant ses jolies formes. Ô Yadu, toi le meilleur des hommes, elle dévisageait chaque passant dans le souci de s’enrichir. Elle se disait : « Oh ! Celui-là possède sûrement assez d’argent. Je sais qu’il peut payer un bon prix et se réjouir en ma compagnie. »
« Se tenant sur le seuil de sa maison elle vit beaucoup d’hommes passer et s’en aller. Son seul gagne-pain étant ses rendez-vous nocturnes, elle se mit à penser anxieusement : celui qui vient à présent est assez riche… Oh ! il ne s’arrête pas, mais il reviendra sûrement plus tard dans la soirée… Tiens ! Je suis sûre que celui-là me donnera ce qu’il faut en échange de mes faveurs… »
« Bien que son attente se prolongeât en vain, elle ne pouvait se résoudre à aller dormir. Par nervosité elle sortait parfois jusque dans la rue, et puis rentrait chez elle. Ainsi, d’heure en heure, minuit sonna. Son espoir de gain s’évanouissant, elle devint de plus en plus morose, le visage flétri par le chagrin. Toute découragée, elle commença à ressentir un grand sentiment de détachement vis à vis de sa situation, et les prémices d’heureuses pensées apparurent. »

« Le détachement ressemble à un glaive capable de couper en pièces désir et espérance. Ecoute à présent le chant que lui inspira son salutaire découragement.
Celui qui ne développe pas de goût pour un tel renoncement ne cherchera jamais à s’affranchir des liens corporels, de même que celui dépourvu de savoir spirituel ne désire jamais abandonner son instinct de propriété, pourtant sans réel fondement. La courtisane Pingalâ dit : Hélas ! Voyez comme je suis la victime de mes sens, je désire m’unir charnellement avec un amant insignifiant. Je suis si infortunée que j’ai oublié de servir mon véritable Bien-aimé, qui se trouve à l’intérieur de mon cœur de toute éternité. Ce Bien-aimé est le Seigneur de l’univers qui seul dispense l’amour et le bonheur véritables, lui, la source de toute prospérité. »

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« Bien qu’il soit si proche je l’ai malgré tout négligé. A l’opposé j’ai, dans mon ignorance, servi des êtres des plus communs qui n’ont jamais réussi à me satisfaire vraiment. Leur contribution ne fut qu’infortune, peur anxiété, lamentation et illusion. Comme je me suis vainement torturée ! J’ai fait commerce de mon corps auprès d’hommes avides, eux-mêmes objets de pitié. J’ai exercé le métier, des plus vils, de prostituée en désirant richesses et plaisirs. »
« Ce corps de matière ressemble en tout point à une construction dans laquelle l’âme réside. Les os formant ma colonne vertébrale, mes côtes, mes bras et mes jambes sont comme les poutres, les traverses et piliers d’une maison ; et l’ensemble, rempli de matières impures (mucus, urine, etc…), est recouvert par la peau, les ongles et les cheveux. Les neufs portes de cette bâtisse sécrètent à chaque instant des substances désagréables. Qui d’autre que moi accepterais de s’en faire la servante et d’y rechercher du plaisir ?
« Je suis certainement la seule, dans cette ville de Videha, à être à ce point privée de raison. Je me suis donnée à de nombreux amants, oubliant d’aimer Acyuta (l’Infaillible), l’Amant suprême, la source de tous nos biens et de notre existence. Il est celui que tous les êtres chérissent le plus, leur meilleur ami, car des plus bienveillants. Il est le Maître et réside dans le cœur de chacun. Le prix à payer pour jouir de sa compagnie comme Ramâ, la déesse de la Fortune (l’épouse du Seigneur Vishnu), est celui de mon complet abandon. »
« Les hommes ici-bas procurent de nombreuses satisfactions à leur compagnes, mais, comme les habitants des cieux (les Devas), ils connaissent tous un début et une fin. Ils sont tous emportés par le Temps. Par conséquent quel véritable bonheur peuvent-ils offrir à leurs épouses ? Le seigneur Visnhu doit d’une façon ou d’une autre être satisfait de moi. J’ai du accomplir, sans même le savoir, quelqu’action agréable à Ses Yeux, sinon comment pourrais-je à présent goûter ce profond bonheur né du renoncement, malgré mon obstination passée à jouir de ce monde ? »

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Seule la personne ayant développé un réel détachement peut se défaire des liens sociaux et amoureux ; et à cause de ma souffrance intense un tel sentiment a pris naissance en moi. Comment, si j’étais vraiment infortunée, aurais-je pu faire face à une souffrance si salutaire ? Par conséquent, je me considère des plus heureuses d’avoir ainsi reçu la miséricorde du Seigneur. Je reçois avec reconnaissance et dévotion les marques de sa bonté tout en renonçant à mes plaisirs coupables. Je ne prends refuge dorénavant qu’en Ishvara, l’Être originel. Comblée et confiante dans sa volonté, je vivrai au jour le jour, au gré de la providence, ne plaçant mon bonheur qu’en Lui, l’Âme suprême, la source de toute heureuse fortune. »
L’intelligence de l’être vivant est obscurcie par sa soif de plaisirs, jamais satisfaits, ce qui le fait chuter sans fin dans le puits sombre des transmigrations (samsâra), où il devient la proie d’un terrible serpent, le Temps. Qui d’autre que le Seigneur origine pourrait le sauver d’une condition aussi désespérée ? Quand l’être réalise que l’univers entier est dévoré par le serpent du Temps, il devient sobre et réfléchi, et renonce de lui-même aux plaisirs des sens éphémères. il est alors assez mûr pour se sauver lui-même. »

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Le sage brahmane conclut ainsi l’histoire de la courtisane Pingalâ :
« Inébranlable dans sa détermination à ne plus être l’esclave de ses désirs et de ceux de ses amants, Pingalâ s’assit sur son lit, le cœur en paix. Ô roi, tout désir égoïste est la cause des plus grandes infortunes, et se libérer de tels désirs engendre le plus grand bonheur. C’est ainsi que l’intelligente Pingalâ, renonçant à jouir de ses amants, s’endormit paisiblement. »


Cliquer sur les photos pour les agrandir
© « Le Roi et le Sage » Editions Dervy
Extrait
© Photos Centre Sri Chinmoy Afrique du Sud

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Danse, corps et Spiritualité

Samedi 3 octobre 2009

Question : L’utilisation du corps physique dans la danse rend-il l’intégration de la danse dans la vie spirituelle plus difficile que celle d’autres formes d’art ?

 

ckg208n1.jpgSri Chinmoy : En général, oui. mais en inde, il y a des danseurs qui offrent vraiment leur consécration et leur dévotion au Pilote Intérieur, au Suprême. Lorsqu’ils regardent le public, ils ne voient pas que des individus : ils voient tous les gens comme des dieux et des déesses suprêmes. Lorsqu’ils voient leur public de cette manière, cela les aide énormément dans leur vie spirituelle. La danse peut vraiment être un art spirituel à condition que le public, comme le danseur, soient dans une conscience élevée. Tel un enfant, le danseur fait parcourir un frisson de joie innocente et absolument profonde dans le public. Il donne au monde ce qu’il possède et le monde reçoit son offrande avec la gratitude la plus intense. le fait même que le public apprécie et admire le danseur ajoute à son talent et à sa beauté.
Mais ce qui se produit souvent, c’est que les danseurs commencent à danser dans une bonne attitude et ensuite, leurs mental entre en jeu. Ils veulent être appréciés et admirés. Le physique danse, le vital danse, mais le mental est comme un aimant qui essaye sans cesse d’attirer l’appréciation et l’admiration. puis, tandis que le mental du danseur reçoit les louanges de ses admirateurs, le vital inférieur de ceux-ci lui envoie de l’impureté, faisant terriblement descendre sa conscience et gâchant complètement sa pureté du début. Les spectateurs peuvent littéralement engloutir les qualités spirituelles du danseur, quelque élevée soit sa pureté.
Dans d’autres cas, le danseur pense offrir une pureté et une divinité absolues, mais dès qu’il commence à danser, il répand la vulgarité dans des mouvements du vital inférieur au lieu de répandre la beauté de son âme. Le public peut être plein d’aspiration, mais le danseur, lui, est dans une conscience très ordinaire et répand consciemment ou inconsciemment des forces du vital inférieur. le public est arrivé au théâtre avec autant de pureté qu’après une méditation, mais dès que le danseur commence à danser, sa beauté physique attire le vital inférieur des spectateurs au point qu’ils ne peuvent pas rester dans une conscience élevée. après cela, la danse n’est plus qu’une attraction vitale physique sans la moindre spiritualité.
L’aspirant doit être très prudent dès que le corps se met en mouvement. La difficulté, c’est que nous ne savons pas où se dissimule la tentation du corps. Elle n’est pas nécessairement à un endroit particulier. Elle peut même se cacher dans les yeux. Un seul regard du danseur, ne serait-ce que d’un œil, suffit pour capturer une personne et la tenter. un seul geste d’un petit doigt peut suffire à déranger tout le public. a l’inverse, il peut arriver que ce soit le public qui décroche un seul regard sur le danseur pour que c’en soit fini de sa pureté. l’idéal dans la danse, c’est lorsque le public comme le danseur peuvent rester dans leur conscience la pus élevée, mais c’est pratiquement impossible à réaliser.

Possibilité de voir sur ce blog
les vidéos de danses indiennes dédiées :
Bharatha Natyam une Danse indienne traditionnelle dédiée

 

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Pouvoirs occultes et volonté de Dieu

Mardi 29 septembre 2009

Question : Si vous développez des pouvoirs occultes ou spirituels dans une incarnation, les retrouvez-vous dans d’autres incarnations ?

srichinmoynidishunblogfr.jpgSri Chinmoy : La plupart du temps, vous accumulez ces pouvoirs. Si vous acquérez une certaine richesse spirituelle dans une incarnation, vous serez plus riche dans votre prochaine incarnation -à moins que vous abusiez de vos pouvoirs. Si vous abusez de vos pouvoirs, ils disparaissent. Mon oncle maternel avait un formidable pouvoir occulte. Les gens venaient souvent toucher ses pieds en le suppliant de les aider. « Oh, s’il vous plait, soignez ma femme » disaient-ils, « elle se meurt et je ne peux vivre sans elle. » Ou bien : « On a volé ma vache. S’il vous plait, aidez-moi à la retrouver. » Il utilisait donc ses pouvoirs occultes sans consulter la Volonté de Dieu et peu à peu, il les perdit. Alors il implora Mère Kali, la suppliant de ne plus lui donner de pouvoir occultes parce qu’il les utilisait toujours à tord et à travers et qu’il n’avait pas le temps de penser à elle. Mais Mère Kali les lui rendait toujours. Elle voulait qu’il apprenne à bien utiliser ses dons.
Au début, mon oncle maternel pensait qu’il se montrait compatissant en aidant les gens. Plus tard, il s’aperçut qu’en utilisant sa compassion humaine, il ne faisait que créer davantage de problèmes, car la plupart du temps, si ces gens enduraient le karma qu’ils avaient récolté, c’était parce que telle était la volonté de Dieu.

© « Conversations avec Sri Chinmoy » paru aux Editions La Flûte d’Or

Anjana, petite indienne de 9 ans, joue de la Vînâ

Vendredi 18 septembre 2009

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Sculpture en bois de la Déesse Sarasvatî
Source Wikipédia

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Après 1’47 de présentation des trois enfants musiciens, vous pourrez écouter Anjana jouer du Vînâ, un instrument indien mentionné dans les écrits védiques depuis 3000 ans avant J.C., mais dont on trouve des représentations sculptées seulement deux siècles avant Jésus Christ. Instrument de prédilection de la Déesse Sarasvatî ; vous pouvez en apercevoir une représentation derrière la jeune instrumentiste, dans la décoration de la scène. La petite fille n’a seulement que 9 ans. Anjana avec les deux autres musiciens, seulement un peu plus âgés qu’elle, donnent ce court concert, en 2006, en public, pour une émission de Télévision indienne. La prestation dure 3 minutes.

Un petit mot sur la Déesse Sarasvatî :
La Déesse Sarasvatî fut initialement une déification de la Rivière du même nom, les évolutions ultérieures lui accordèrent une personnalité indépendante et différente. Mais originellement « Déesse rivière », elle garde son association avec tout ce qui coule : l’eau, la parole, la musique.
Sarasvatî, Déesse de la connaissance, de l’éloquence, de la sagesse, Maitresse des arts, Mère de la poésie, révéla à l’homme le langage et l’écriture. Compagne (Shakti) de Brahmâ, le Dieu Créateur et sortie de son front, elle en est le pouvoir créatif ; leur union souligne la notion que la connaissance est une condition sine qua non de la création.
La vînâ tenue dans la main droite de la Déesse exprime l’idée que le chercheur doit accorder son intellect à son cœur.

Article extrait du site : http://ganapati.club.fr/dieux/shakti/sarasvati.html

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Vous trouverez sur notre blog un écrit de Sri Chinmoy qui présente : LA DEESSE SARASVATI, déesse des arts
Cet écrit est classé dans :  # LIVRES de SRI CHINMOY

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Krishna enseigne Arjuna : l’âme est éternelle

Mercredi 9 septembre 2009

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Krishna et Arjuna lors de la bataille de Kurukshetra
dans la Mahâbhârata soufflent dans leurs divines conques

 

22) L’âme incarnée rejette les vieux corps et en revêt de nouveaux, comme un homme échange un vêtement usé contre un neuf.

23) Les armes ne peuvent la pourfendre, ni le feu la consumer, ni les eaux la pénétrer, ni le vent la dessécher.

24) On ne saurait la pourfendre, on ne saurait la brûler, on ne saurait la mouiller ni la dessécher. Stable éternellement, immobile, pénétrant tout, elle est pour toujours et à jamais.

25) Elle est non-manifestée, elle est impensable, elle est immuable ; ainsi est-elle décrite ; donc, la connaissant telle, tu ne devrais point t’affliger.

26) Même si tu penses que ceci (le moi) est constamment sujet à la naissance et à la mort, même ainsi, guerrier au bras puissant, tu ne devrais point t’affliger.

27) Car certaine est la mort pour celui qui est né, et certaine la naissance pour qui est mort ; c’est pourquoi ce qui est inévitable ne devrait te causer d’affliction.

 

© La Bhagavad-Gîta
Editions Albin Michel
Collection Spiritualités vivantes

Chant – Mantra « Aum Govindaya Namah » par le groupe féminin « Sri Chinmoy Bhajan Singers »

Mardi 8 septembre 2009

Image de prévisualisation YouTube

Govinda est un des nombreux noms de Krishna,
les images le montre enfant. 

Le roi et le sage, de Vyasadeva, présenté par Nidish

Mercredi 2 septembre 2009

Un livre d’histoires qui a 5000 ans

 

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Un très petit livre (57 pages), très dense, très profond, dont tout chercheur de vérité peut se nourrir. L’enseignement du brahmane au roi ne peut laisser indifférent aucun lecteur ; sous formes d’histoires l’on découvre, à travers les illustrations du sage, le sens de la vie ; les mots simples, incontournables, nous sortent avec aisance des troubles et du mystère de l’existence, ces paroles posées montrent sans détours le chemin au bourgeon de notre vie qui voudrait pousser à la lumière.

Indéniablement, c’est un livre que l’on lit facilement, les mots sont limpides ; quoi que l’on ait à œuvrer intérieurement pour faire nôtre ces histoires, reflets de l’aspiration de notre âme qui cherche à se frayer le chemin dans nôtre existence et qui prend force à travers la confession de la prostituée, l’illusion du couple de pigeon, la révélation du pouvoir des femmes pour attirer le sexe opposé…

Ce petit ouvrage peut être repris encore et encore au fil de notre vie car son texte, ancien, est inépuisable.

« Ainsi l’influence de la vertu s’accroissant il est possible de se défaire de l’emprise de la passion et de l’ignorance, jusqu’à graduellement transcender la vertu elle-même. » dit le brahmane au roi.

L’éditeur nous révèle convaincu avant nous : « Rédigé il y a 5000 ans dans la langue sanskrite, ce livre est une traduction du onzième chant du Bhâgavat-Purana, l’un des textes védiques les plus admirés qui, composé de douze chants, est un trésor de sagesse et de poésie. »

L’auteur, Vyasadeva était un sage errant, lui-même disciple du très grand Maître spirituel authentique qu’est pour la nuit des temps Sri Narada Muni, connu sous le nom de Narada. Ce dernier nous enseigne que : « par la grâce de Vishnu, le Tout-puissant, je voyage partout, sans connaitre de limites, aussi bien de par le monde spirituel qu’à travers les trois divisions de l’univers matériel. Cette grâce insigne, c’est en raison de mon absorption constante dans Son service d’amour que le Seigneur me la confère. Et ainsi je parcours les mondes, chantant sans cesse les gloires sublimes du Seigneur et pinçant les cordes de ma vina, que m’offrit Sri Krishna Lui-même et qui résonne de sons spirituels et absolus. »

Dans ce chant du Bhâgavat-Purana, nous est présenté le Sage Vyasadeva, il y a plusieurs milliers d’années, errant comme son Maître a pu le faire, satisfaisant les besoins de son corps de la faim et de la soif grâce aux seuls dons de la nature et aussi le roi Yadu, autant spiritualiste que valeureux guerrier, qui lors d’une de ses promenades dans une forêt de son royaume, rencontre le sage ; celui-ci, satisfait par le contact établi avec le roi lui apporte son enseignement ; c’est ce message élevé qui est révélé dans ce profitable petit ouvrage des éditions Dervy.

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Frontières et évolution du monde

Dimanche 30 août 2009

Question : Ne pensez-vous pas que les identités nationales, les frontières et les dogmes politiques retardent l’évolution spirituelle de l’homme ?

ckg208n11.jpgSri Chinmoy : Je pense très sincèrement que le concept de nationalité et les dogmes politiques retardent la croissance de la conscience humaine. Toutefois, c’est l’élévation de l’esprit au niveau individuel qui doit précéder l’éveil des institutions sociales, qu’elles soient églises ou gouvernements. Ce sont les âmes spirituellement évoluées qui doivent offrir offrir leur lumière à leurs frères et sœurs plus jeunes. Comme vous le savez, la politique des institutions et des gouvernements émane habituellement de la conscience générale d’un peuple. Cette politique peut être considérablement influencée par des êtres illuminés. L’Inde, par exemple, ne manque pas, ni d’ailleurs n’a jamais manqué de telles âmes.
Seul le temps pourra ouvrir une brèche qui permettra à la conscience spirituelle de pénétrer en l’individu et la société. De notre côté, un effort spirituel conscient doit être entrepris afin que les forces supérieures descendent et atteignent le tréfonds de notre cœur aspirant. Le fossé que nous constatons actuellement entre l’aspiration et sa mise en pratique dans la société sera alors comblé.

Le MAHÂBHÂRATA : traduit du sanskrit en français

Samedi 29 août 2009

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LE MAHÂBHÂRATA
Textes traduits du Sanskrit et annotés par
Gilles Schaufelberger et Guy Vincent

Tome I: la Genèse du monde
Tome II: Rois et guerriers
Tome III: Les révélations
Tome IV: La treizième année

Aux Presses de l’Université Laval (Québec)

Distribution en France : Sodis
Distribution en Belgique: Academia-Bruylant
Distribution en Suisse : Servidis

Gilles Schaufelberger et Guy Vincent travaillent depuis vingt cinq ans sur le Mahâbhârata, la gigantesque épopée en sanskrit de l’Inde écrite par le mythique Vyâsa. L’ensemble de leurs traductions représente un volume de plus de 2500 pages. Les extraits présentés sur le site des auteurs vous permettront de vous faire une idée de la diversité et de la richesse de cette magnifique et passionnante œuvre.

Sur ce blog, un extrait, l’Histoire de Sunda et Upasunda

Le site officiel des auteurs :

http://www.utqueant.org/mbh/

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