• Accueil
  • > Spiritualité : Indouisme

Archive de la catégorie ‘Spiritualité : Indouisme’

La Grande Histoire de l’Inde racontée dans la Mahâbhâratha

Samedi 29 août 2009

ganesh21.jpg

LE MAHÂBHÂRATA (Extrait)
Textes traduits du Sanskrit et annotés par
Gilles Schaufelberger et Guy Vincent


Histoire de Sunda et Upasunda

Mahâbhârata, Livre I – 201 à 204

Sunda et Upasunda sont deux démons, deux frères, parfaitement unis. Pour conquérir « les trois mondes », ils se livrent à une grande ascèse :
Epuisés par la faim et par la soif, portant chignon et vêtement d’écorce, le corps couvert de poussière, ils se nourrissaient uniquement d’air,
Offraient leur propre chair en oblation, se tenaient debout sur un orteil, les bras en l’air, sans ciller des yeux. Longtemps, ils persévérèrent dans leurs vœux,
A tel point que les Monts Vindhya, échauffés par la puissance de leur ascèse, se mirent à fumer. Ce fut prodigieux !

Ils obtiennent ainsi une quasi immortalité ; Brahmâ accède en effet à leur requête :

« Qu’aucun être vivant dans les trois mondes, à l’exception de nous-mêmes, et qu’aucun objet inanimé ne puisent nous faire du mal. »

Et ils en profitent immédiatement pour semer la terreur parmi les dieux et les hommes. Les dieux font alors appel à Brahmâ, qui imagine un stratagème :

Il se prononça pour la destruction des deux frères, et convoqua Vishvakarman. Dès qu’il le vit, il lui donna cet ordre : « Construis une femme sensuelle et désirable » – lui dit Brahmâ.
Vishvakarman rendit gloire à Brahmâ et lui obéit. Il fabriqua avec zèle une femme extraordinaire.
Il rassembla avec soin tout ce qu’il put trouver de beau dans les trois mondes, êtres vivants ou objets inanimés.
Il fit entrer dans la fabrication de son corps mille millions de joyaux, et donna vie à cette femme de gemmes construite, belle comme une déesse.
Façonnée avec le plus grand soin par Vishvakarman, elle surpassait en beauté toutes les femmes
Il n’y avait pas un atome de son corps qui ne soit d’une beauté parfaite et le regard ne pouvait s’en déprendre.
Cette femme désirable, belle comme Shrî en personne, captivait l’oeil et l’esprit de tous les êtres.
Comme elle avait été façonnée de bijoux qu’on avait rassemblés grain à grain, Brahmâ la nomma Tilottamâ : Grain Précieux.

Et Tilottamâ, par sa seule présence, amène les deux frères à s’entre-tuer :

C’est alors que Tilottamâ parut. Elle avait endossé une tenue suggestive et cueillait des fleurs dans la forêt, à demi vêtue d’une étoffe rouge.
Elle cueillait des fruits au bord de la rivière, tout en s’approchant doucement de l’endroit où se tenaient ces deux démons.
Ils avaient bu, leurs yeux étaient rougis par l’ivresse. La vue de cette belle femme les ébranla tous deux.
Ils se levèrent de leurs sièges et s’avancèrent vers elle. Tous deux étaient fous de désir, tous deux avaient envie d’elle.
Sunda saisit la belle Tilottamâ par sa main droite, Upasunda par sa main gauche.
Ivres des dons reçus, de leur force innée, de leurs richese et de leurs trésors, ivres de boisson,
Et rendus furieux par toutes ces ivresses, aveuglés par la passion et le désir, l’oeil noir, ils se dirent l’un à l’autre :
« C’est ma femme, respecte-la ! » déclara Sunda. « C’est ma femme et ta belle-soeur ! » déclara Upasunda.
« Elle n’est pas à toi, elle est à moi ! » La colère les gagna. Tous deux, à cause d’elle, saisirent leur redoutable massue .
Ils saisirent leur massue redoutable, égarés par le désir : « C’est moi le premier, c’est moi le premier ! » et ils s’entre-tuèrent.

LE MAHÂBHÂRATA

Paru aux Presses de l’Université Laval (Québec)
Distribution en France : Sodis

Voir le site des auteurs et d’autres extraits :
http://www.utqueant.org/mbh/accueil.html

 


 

Avancer en âge et se dépasser, par Mâ Ananda Moyî

Mercredi 11 juin 2008

ananda2.jpgPlus vous avancez en âge, plus la pression du monde s’accentue et plus vous avez tous tendance à vous rapetisser. Mais vous avez dû voir certains saints qui agissent toujours sans crainte, le cœur plein d’amour et entièrement libres dans toutes les circonstances de la vie. Tandis que votre vie à vous est toujours paralysée par la crainte et la détresse. Essayez d’être forts, de secouer toutes les craintes, et de faire progresser le bien dans le monde par un travail désintéréssé qui occupe votre vie.

© “Aux sources de la Joie” (Extrait) un livre de Mâ Ananda Moyî paru aux Editions Albin Michel, collection Spiritualités vivantes

Bhagaban, le nom de Dieu en bengali, chant de Sri Chinmoy, interpété par le groupe féminin tchécoslovaque Agnikana’s Group

Vendredi 30 mai 2008

Image de prévisualisation YouTube

Ravi Shankar et Sri Chinmoy

Vendredi 30 mai 2008

Image de prévisualisation YouTube
Un exploit de virtuosité du maître incontesté du sitar : Ravi Shankar
Vidéo : 4’46

Deux semaines plus tard, Ravi Shankar et sa famille se rendirent à New York où le Maestro et sa fille donnèrent un concert privé pour Sri Chinmoy et ses étudiants. Il eut lieu sous une grande tente dressée dehors. Une tempête et des pluies torrentielles qui s’abattirent pendant toute la soirée inspirèrent Ravi Shankar par la grandeur et la puissance de la nature. Il joua avec une telle célérité et un tel brio qu’il étonna même les membres de sa famille. Plus tard, Sri Chinmoy commenta : « Au lieu de l’appeler pluie torrentielle, appelons cela les larmes de Mère-Terre suppliant Père-Ciel de descendre. Ravi Shankar représente le Ciel, et Mère-Terre a pleuré et pleuré pour que le Ciel descende. Pour moi, cette expérience restera inoubliable, absolument inoubliable. Elle restera à jamais dans ma mémoire. La performance de Ravi Shankar était absolument unique. Il a joué et joué de tout son cœur. A l’âge de 82 ans, il a joué comme un jeune homme. Ce soir, nous avons vu et ressenti quelque chose de tout à fait extraordinaire. Ravi Shankar était au septième ciel de l’extase. Nous sommes tous transformés. »
Sri Chinmoy et Ravi Shankar sont depuis devenus les amis les plus intimes, aussi bien sur le plan intérieur que sur le plan extérieur. Tous deux ont répandu à leur propre manière le message spirituel le plus élevé de l’âme aux quatre coins du monde. Ils sont tous deux des ponts sublimes entre l’Orient et l’Occident.

Copyright© 2006 Sri Chinmoy Extrait et adapté pour ce blog du livre « Sri Chinmoy : Une vie de Lumière » Une biographie autorisée par Sri Chinmoy. (épuisé) Paru aux Editions « La Flûte d’Or

http://www.laflutedor.com/

Ecouter aussi la fille de Ravi, Anouska Shankar
http://nidish.unblog.fr/tag/musicienne-anoushka-shankar/

Les festins de l’Inde, un livre d’histoires de Sri Chinmoy

Mardi 27 mai 2008

 

festinsdelinde.jpg

Présentation de l’Editeur “La Flûte d’Or”

Dans ce premier volume des Festins de l’Inde, Sri Chinmoy nous offre des histoires populaires ou bien de sa création pour le plus grand plaisir de notre esprit et de notre cœur. L’encouragement et l’illumination que nous procurent ces contes sont une véritable nourriture spirituelle…
97 pages à déguster avec délectation…

 

 

http://www.laflutedor.com/

Bharatha Natyam une Danse indienne traditionnelle dédiée

Vendredi 23 mai 2008

Image de prévisualisation YouTube

Malavika Sarukkai danse le Bharatha Natyam
Bharatanatyam. Bharata natyam. bharatnatyam. bharathanatyam

Image de prévisualisation YouTube

Vidéo : 6’30

Le Baratha Natya est une danse du sud de l’Inde, des plus difficiles ; ici, elle est éxécutée par Malavika Sarukkai.
A l’origine, cette danse dévotionnelle, narrative, dédiée aux Divinités, était éxécutée dans les temples et les palais.
Voyez la prouesse physique et la précision du geste en rapport avec le rythme soutenu du tabla et du chant.
L’origine du nom Bharata natyam vient de Bharata, le nom indien du pays de l’Inde qui a pour origine le nom du Roi Bharat dont l’histoire est relatée dans le livre sacré la « Mahabharata » ; on présente sur ce blog une édition française qui est le fruit de 20 ans de la vie de leur deux traducteurs, et de natyam, le mot tamoul pour danse.

 

Vous trouverez dans le lien suivant, la vidéo « Leçon de tabla », avec Ravi Shankar
qui est une merveilleuse approche des rythmes indiens :
Musique : Ravi et Anoushka Shankar

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

 

 

Une histoire d’homme, de Sri Chinmoy

Vendredi 16 mai 2008

pixjk1.jpeg

Le patriote et le chef des brigands

Il était une fois un grand patriote qui avait conquis le cœur de tout le monde en Inde, surtout les Bengalis. L’homme était connu comme le plus grand de tous les chefs. Il avait fait de brillantes études universitaires et affichait une profonde affection pour les gens portés sur la spiritualité. Il aidait les pauvres, les malades et les miséreux chaque fois qu’il le pouvait.
Alors qu’il était jeune, le choléra se déclara à Calcuta et les gens riches quittèrent la ville. Lorsque l’épidémie éclata, il n’y avait pas de traitement pour ls pauvres. Alors, l’homme se rendit dans le quartier le plus défavorisé de la ville et soigna les malades.Les brigands, qui prolifèraient à cet endroit, lui lancèrent des menaces.
- Ne viens pas nous déranger, lui dirent-ils. Nous ne voulons pas de toi. Tu es instruit et tu viens d’une famille riche, tandis que nous sommes pauvres et ignorants. Laisse-nous tranquilles.
- Faites ce que vous voulez, répliqua courageusement le jeune homme. Si vous désirez me tuer, faites-le. Je suis venu au monde pour prendre soin des autres. Je continuerai à apporter de l’argent et de la nourriture aux pauvres et aux malades, et j’essaierai de les aider de mon mieux.
Un jour, le chef des brigands vit que son fils unique était atteint par le choléra. Alors, le jeune homme vint chez lui et s’occupa du garçon : il lui donna à manger et le soigna. Le chef des brigands en fut profondément touché.
- Je t’avais prévenu de ne pas revenir ici, fit-il remarquer au jeune homme. Pourtant, tu as bravé mes menaces pour aider mon propre fils. Tu es courageux.
- Ce n’est pas une question de bravoure, mais de nécessité. Je vois Dieu dans chaque être humain. Lorsque quelqu’un souffre, je sens qu’il est de mon devoir de l’aider. Il faut porter secours aux autres quand ils sont en difficulté.
Le chef des brigands se prosterna devant le jeune homme.
- Tu n’es pas humain, lui dit-il, tu es divin.
Ce leader et patriote sans égal n’était nul autre que Netaji Subhas Chandra Bose.

Le cœur de chaque être humain
peut laisser derrière lui un héritage
de compassion
qui illuminera le monde entier.

 

 

NOTE de Nidish : Ce qui est remarquable et admirable dans l’œuvre grandiose de Sri Chinmoy, c’est qu’Il a écrit des petites biographies comme celle-ci, des chants, des histoires, commentaires, sur des centaines de personnes, révélant au monde, les qualités les plus belles de ces individus.

Voir d’autres histoires en cliquant Ici

 

© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin » de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”

http://www.laflutedor.com/

Copyright © 2006 Sri Chinmoy Tous droits réservés
Copyright ©Jharna Khala Peinture de Sri Chinmoy Centre Sri Chinmoy

La Bhagavad-Gîta : Paroles de Krishna à Arjuna

Mercredi 30 avril 2008

gita5.jpg
« L’âme incarnée rejette les vieux corps et en revêt de nouveaux,
comme un homme échange un vêtement usé contre un neuf (22).
Les armes ne la peuvent pourfendre,
ni le feu la consumer,
ni les eaux la pénétrer,
ni le vent la déssécher (23).
On ne saurait la pourfendre,
on ne saurait la brûler,
on ne saurait la mouiller ni la dessécher.
Stable éternellement, immobile, pénétrant tout,
elle est pour toujours et à jamais.(24) »
.
Krishna

Extrait de la « Bhagavad-Gîta » commentée par Shrî Aurobindo
Editions Albin Michel Collection Spiritualités vivantes.

Commentaire du livre « L’Enseignement de Mâ Ananda Moyî », par Nidish

Lundi 21 avril 2008

41gry958hflss500.jpg

 

UNE DANSE COSMIQUE POUR TOUS LES AMANTS DE LA VÉRITÉ

Comment ne pas s’incliner devant cet ouvrage, devant son Auteur ? En un livre, Mâ Ananda Moyî nous dévoile un immense trésor inépuisable. Elle nous éclaire de ses mots, elle nous fraye un chemin dans les denses broussailles de la vie. Comme les mots de Sri Chinmoy, du Christ, et du Bouddha… Sa parole est une fontaine claire, fluide, inaltérable qui étanche la soif des chercheurs déshydratés, épuisés ou enthousiastes sur le long chemin qui mène au But Suprème.

“L’être humain doit vivre dans son for intérieur pour que Dieu qui y réside puisse Se révéler”

Ainsi, cette généreuse Bible, nous apprend avec des mots simples, à travers les questions que l’on a posées à Mâ Ananda Moyî et les réponses qu’Elle y a apportées, ce qu’est la Vie ; Elle répond aux grandes questions “Qui suis-je, d’où viens-je, où vais-je” avec une douceur et une compassion infinie.

Elle parle de son enfance, de son couple, de sa relation à Dieu depuis toute petite, et l’on apprend à travers Son parcours où est La Vérité avec, en reflet, tout ce que l’on a soi-même vécu.

Tous les mots de Mâ Ananda Moyî sont des paroles d’espoir et de confiance en chacun.

Si vous cherchez Dieu, Elle vous montrera le chemin, Elle vous le montrera en vous, et vous ne pourrez pas l’oublier.

“Si quelqu’un désire ardemment trouver Dieu et Dieu seul, il porte son livre dans son cœur. Il n’a pas besoin de textes imprimés. Mais rien n’empêche d’utiliser les inventions modernes dans la mesure où elles favorisent la quête de Dieu.”

Mâ Ananda Moyî est née le 30 avril 1896 à Tripura, petit village de l’actuel Bangladesh. Très tôt Elle fait preuve d’une extraordinaire volonté d’ascèse. Les gens commencent à venir de plus en plus nombreux, voir et vénérer cette femme qui se considère à la fois comme chrétienne, musulmane, hindou, “tout ce que vous voulez”. Des hommes et des femmes de toutes les religions, de tous statuts, de toutes races, viennent des quatre coins du monde lui demander conseil et recueillir son enseignement. Elle donne à chacun ce dont il a véritablement besoin et ce qu’il est en mesure de recevoir.

Si vous avez déjà un tout petit peu cheminé sur le chemin qui mène à Dieu, ce livre vous comblera : “L’Enseignement de Mâ Ananda Moyî” est une mine inépuisable d’Amour.

Voir aussi, sur ce même blog, les extraits du livre et la vidéo, en cliquant sur le lien, en bleu, ci-dessous : Spiritualité : Mâ Ananda Moyî

Paroles de Mâ Ananda Moyî

Lundi 21 avril 2008

Le chagrin ne vous quittera pas tant que vous n’aurez pas trouvé Dieu. Si l’on veut Le réaliser, il faut pratiquer la répétition de Son nom, Le contempler, L’adorer, chanter Ses louanges. Il n’existe pour l’homme aucun autre chemin qui conduise à la Béatitude suprême. La compagnie des sages, des saints et des chercheurs de vérité, les réunions religieuses et l’étude des Ecritures sont aussi d’une grande aide sur cette voie. Ce corps-ci insiste constamment sur deux choses : les plaisirs des sens sont un poison qui conduit peu à peu à la mort : il faut donc vous efforcer de vous laisser posséder par Dieu dans toute la mesure du possible.

° ° ° ° ° ° °

La quête de la Vérité devrait déterminer toute l’orientation de la vie humaine. Le désir authentique ouvre lui-même la voie de la réalisation.

° ° ° ° ° ° °

C’est vous qui créez le désir, et c’est vous aussi qui pouvez le détruire. Vous devez vous-même tendre de toutes vos forces vers la réalisation du soi. En choisissant de vous nourrir de ce que vous apportent vos sens, vous vous orientez de votre plein gré vers le royaume de la mort. apprenez à savourer l’ambroisie et nourrissez-vous de ce qui est immortel. Marchez sur la voie de l’immortalité où n’existent ni maladie ni mort.

© Extraits du livre « L’Enseignement de Mâ Ananda Moyî » collection spiritualités vivantes Editions Albin Michel.

Voir aussi, sur ce même blog, le commentaire du livre, et la vidéo, en cliquant sur le lien, en bleu, ci-dessous : Spiritualité : Mâ Ananda Moyî

 

123456