Archive de la catégorie ‘Spiritualite : Laxmi’

Pièces de monnaie sur le trottoir et Laxmi, la déesse de l’abondance

Mercredi 13 juillet 2011

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Laxmi

Sri Chinmoy nous a raconté qu’une fois, sur le terrain de Aspiration Grund, le lieu où étaient centralisées beaucoup d’activités de notre voie spirituelle, là où maintenant son corps repose, il a aperçu une pièce de monnaie sur le sol. Il ne s’y est pas arrêté et a continué à marcher. Sitôt la pièce de monnaie passée de quelque pas, une crampe lui a pris la jambe. Il a fait le lien avec la pièce de monnaie et est revenu sur ses pas pour la ramasser. La crampe alors est partie.

Il nous a ensuite raconté que c’est la déesse Laxmi qui sème les pièces de monnaie sur notre chemin, en diverses occasions.
Sri Chinmoy conservait toutes les pièces dans un bocal.

J’ai été très heureux d’apprendre cela parce que moi aussi j’ai toujours ramassé les pièces de monnaie qui se trouvaient sur mon passage, et cela bien avant d’être dans la voie spirituelle de Sri Chinmoy ; cela vient sans doute d’une connaissance ancienne provenant d’une incarnation précédente, dont par ailleurs je n’ai aucun souvenir. Et tout comme lui le faisait, je gardais l’argent trouvé dans une boîte et ne le dépensais seulement quand j’étais particulièrement dans le besoin, pour une raison spirituelle. Une fois, comme cela, j’ai payé mon passeport pour aller à New York voir Sri Chinmoy.

Ramasser les pièces de monnaie, aussi petites soient-elles, voir aussi les billets, aussi gros soient-ils, met ou crée des situations particulières, souvent cocasses et parfois pleines d’enseignement pour soi ou les autres, et quoi qu’il en soit toujours riches d’occasions de faire preuve de Gratitude envers cette divinité.

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La bonne route

Une de ces fois-là, ça a été alors qu’un jeune disciple m’a demandé de jouer avec lui, sous sa direction, des poésies de Sri Chinmoy. C’était la première fois que l’on me sollicitait pour faire ce que j’aime bien. D’ordinaire c’était moi qui sollicitais les autres. Souvent en vain. Et je sais combien cela peut-être dur pour soi d’accuser les négations de manifester le Suprême alors que l’âme le réclame. Alors pour l’encourager dans son aspiration, j’ai accepté. Quand c’est moi qui sollicite une situation, je transcende mes difficultés à mon rythme et selon moi. Là, c’était selon l’autre alors que je souffre de mon manque de mémoire… et autres. J’avançais donc dans ce projet que l’on réalisait en deux jours uniquement pour arranger, et aussi parce que je sais combien c’est important de manifester Dieu.

Alors que je me rendais de chez moi au centre de méditation à Paris, pour jouer ces poésies, j’avançais avec de très grosses résistances mentales. Que je reconnaissais pour être lié à différentes formes de peur. J’étais presque à chaque pas prêt à faire demi-tour, à en pleurer. Mais reconnaissant les résistances, les enjeux je me résolus à ne plus écouter ces freins et avancer, avancer droit vers le but, vaille que vaille. C’est alors, que j’ai eu cette résolution, que j’ai trouvé au sol une pièce de monnaie, puis une autre, puis encore une autre et une autre encore, de 10 à 50 Ct d’euros, révélation de la confirmation de la Volonté divine que je sers ce projet. Je suis arrivé au Centre ; l’on a répété puis l’on a présenté les scènes devant un petit public de disciples. Cela s’est très bien passé. Tout le monde a été très heureux.

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C’est à moi !

« La spiritualité est au-delà de la morale humaine »

Cette autre fois, l’action se passe à Montpellier. J’étais au Polygonne, un grand centre commercial en centre ville, je le traversais à un étage où il y a peu de monde et quelques bureaux. Je passais devant une assurance sans vitrine, avec des bureaux sur une estrade recouverte d’une moquette verte, quand je vois une pièce de 0,05 franc (0,01ct €) « posé » sur le bord de la moquette du côté du passage que j’empruntais. Au fond de l’espace il y a un bureau, je vois une jeune fille qui travaille là. Il n’y a pas une pièce que je ne ramasse pas et que je ne porte pas à mon cœur avec un sentiment de gratitude avant de la mettre dans la poche. J’ai donc mis un pied sur la moquette, j’ai ramassé la pièce et j’ai continué mon chemin. J’ai entendu à ce moment-là, la jeune fille « crier » derrière moi « C’est à moi ! » ; j’étais déjà plusieurs pas plus loin, et ne pensais pas qu’il était bon de me retourner. J’ai continué comme si de rien n’était, étonné de la démesure de la réaction. Plus tard dans l’après-midi, quand je revins sur mon chemin, j’ai repensé à la situation. J’ai vu la jeune fille, la jeune fille m’a vu. Elle est avec son patron, elle le tiraille en me désignant. Je souris au patron, empli de foi et de confiance en ce qui se passait ; j’ai continué mon chemin. Ce n’était que 5ct de franc (1ct €) ; c’était par contre un gros problème d’égoïsme et d’avidité qui se vidait.

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Abnégation

J’étais à Paris, dans le métro, il y avait du monde, on n’était pas loin d’une heure de pointe. J’allais dans les couloirs quand une pensée m’a traversé : « Qu’est-ce que je ferais si une pièce était sur mon chemin ? » J’ai souri et ne me suis pas répondu. Peu de temps après, j’avais oublié la pensée et la réponse, je vois dans le couloir, à quelque pas de moi, juste devant moi, une pièce, je perçois une pièce de 20 ct d’euros, brillante. Je ne peux réfléchir, je me baisse et ramasse, il y avait du monde derrière moi, pas trop trop près. On me contourne. J’ai ramassé la pièce, tout c’est très bien passé. « Ouf ! » Je continue mon chemin. Je monte dans un métro. J’allais me questionner…« Ai-je bien fait…patatipatata ». Je restreints les doutes et me renvoie à ma foi. Le métro s’arrête à ma station. Les portes s’ouvrent. Je ne suis pas encore descendu, je vois à un mètre de moi sur le quai, une pièce de 20ct. Je souris, je me baisse et la ramasse. Je sens que quelqu’un est surpris derrière moi. Je continue droit devant, dans le flot de personnes, sans m’arrêter, sans me retourner. Je m’amuse de ce qui vient de se passer et me dis : « Bon, c’est bien pour aujourd’hui ! » avec un sentiment de complicité.

Equité

À la poste de Montpellier, il fréquent qu’un « mendiant-travailleur » ouvre la lourde porte au devant les clients qui entrent qui sortent du lieu. Geste et pratique que je connaissais pour l’avoir vu faire depuis longtemps dans les pays d’Afrique du Nord. Ce jour, j’entrevoyais le service rendu avec soulagement. En effet j’avais un problème au poignet et l’idée d’éviter la souffrance du tirage de la porte me réconfortait. En montant les escaliers, et en voyant la porte s’ouvrir devant moi, je me dis de donner 20ct au serviteur de tout le monde. Je me suis ensuite attaché à faire ce que j’avais à faire en pesage et envoi de courriers. Au moment de sortir, je regardais le contenu de mon porte-monnaie, une pensée pas très élevée me dit alors de donner 10ct, j’essayai d’estimer le prix du geste, etc… mais au bout du compte,  j’interrompais ces pensées stupides sans valeur en me disant : « Je lui donne 20ct, je n’ai pas à juger, c’est ce que je sens que je dois lui donner. Le reste ne m’appartient pas. » Je trouve la pièce dans mon porte-monnaie et me dirige vers la porte. Je vois à ce moment, au sol : 10 ct, une pièce dorée qui brille de tous ses éclats. Je souris, la ramasse, la porte sur mon cœur en signe de gratitude et la range dans une poche spéciale pour que la pièce aille ensuite, chez moi, dans une cagnotte réservée à ces pièces trouvées. La porte de la poste s’ouvre. Je remets les 20ct au portier.

© Témoignages de Nidish