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Archive de la catégorie ‘Spiritualité : les dieux et divinités indiennes’

Passages du Ramayana évoquant la construction d’un pont entre l’Inde et le Sri Lanka : le Setubandhanam, Rameswaram Island, Ramar Palam appelé de nos jours Adam’s Bridge

Samedi 17 septembre 2011


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À ces mots, les deux héros, Lakshmana et Sougrîva, lui répondirent, d’un commun accord, en ces termes, d’une résolution bien arrêtée : « Les Dieux puissants, Indra même à leur tête, ne pourraient conquérir Lankâ, s’ils n’avaient d’abord jeté un pont sur cette mer, séjour épouvantable de Varouna ! Suis, mon ami, cet avis, convenable ou non, de Vibhîshana : ne perdons pas de temps et que la mer soit liée d’un pont ! »

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Ouvrant donc près du noble Râma ses vastes flots, la mer se montre alors entourée de ses monstres aux gueules enflammées. Semblable au suave lapis-lazuli, portant une robe de pourpre et des guirlandes de fleurs rouges avec des parures faites d’or, la mer, accompagnée de ses ministres, s’approche de Râma, sans tarder, et, les mains réunies en coupe à ses tempes, lui adresse un discours modeste et doux. Le saluant d’abord avec son nom, elle dit : « Râma ! » ensuite, la mer vigoureuse lui tint ce langage :

« La terre, le vent, l’air, l’eau et la lumière, qui est la cinquième, se tiennent, mon ami, dans leur nature et suivent la voie éternelle qui leur fut assignée. Impérissable, j’ai reçu pour ma qualité la profondeur : être guéable serait un renversement de ma nature ; je te répète là ce qui me fut dit à l’origine des choses. Un de tes aïeux à la grande splendeur et nommé Sagara fut jadis en ces lieux mon auteur, et c’est de son nom que je suis appelée Sâgara, moi, la souveraine des rivières et des fleuves. Je ne veux pas qu’on élève un pont sur moi ; mais jette un môle dans mes eaux, Râma, et je t’y donnerai un chemin facile, par où passeront tes singes. L’origine de cette voie solide au milieu de la mer sera dès lors une merveille dans le monde ; et c’est à toi surtout qu’il sied, Râma, de me laisser à jamais ce monument de toi.

(suite…)

Pièces de monnaie sur le trottoir et Laxmi, la déesse de l’abondance

Mercredi 13 juillet 2011

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Laxmi

Sri Chinmoy nous a raconté qu’une fois, sur le terrain de Aspiration Grund, le lieu où étaient centralisées beaucoup d’activités de notre voie spirituelle, là où maintenant son corps repose, il a aperçu une pièce de monnaie sur le sol. Il ne s’y est pas arrêté et a continué à marcher. Sitôt la pièce de monnaie passée de quelque pas, une crampe lui a pris la jambe. Il a fait le lien avec la pièce de monnaie et est revenu sur ses pas pour la ramasser. La crampe alors est partie.

Il nous a ensuite raconté que c’est la déesse Laxmi qui sème les pièces de monnaie sur notre chemin, en diverses occasions.
Sri Chinmoy conservait toutes les pièces dans un bocal.

J’ai été très heureux d’apprendre cela parce que moi aussi j’ai toujours ramassé les pièces de monnaie qui se trouvaient sur mon passage, et cela bien avant d’être dans la voie spirituelle de Sri Chinmoy ; cela vient sans doute d’une connaissance ancienne provenant d’une incarnation précédente, dont par ailleurs je n’ai aucun souvenir. Et tout comme lui le faisait, je gardais l’argent trouvé dans une boîte et ne le dépensais seulement quand j’étais particulièrement dans le besoin, pour une raison spirituelle. Une fois, comme cela, j’ai payé mon passeport pour aller à New York voir Sri Chinmoy.

Ramasser les pièces de monnaie, aussi petites soient-elles, voir aussi les billets, aussi gros soient-ils, met ou crée des situations particulières, souvent cocasses et parfois pleines d’enseignement pour soi ou les autres, et quoi qu’il en soit toujours riches d’occasions de faire preuve de Gratitude envers cette divinité.

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La bonne route

Une de ces fois-là, ça a été alors qu’un jeune disciple m’a demandé de jouer avec lui, sous sa direction, des poésies de Sri Chinmoy. C’était la première fois que l’on me sollicitait pour faire ce que j’aime bien. D’ordinaire c’était moi qui sollicitais les autres. Souvent en vain. Et je sais combien cela peut-être dur pour soi d’accuser les négations de manifester le Suprême alors que l’âme le réclame. Alors pour l’encourager dans son aspiration, j’ai accepté. Quand c’est moi qui sollicite une situation, je transcende mes difficultés à mon rythme et selon moi. Là, c’était selon l’autre alors que je souffre de mon manque de mémoire… et autres. J’avançais donc dans ce projet que l’on réalisait en deux jours uniquement pour arranger, et aussi parce que je sais combien c’est important de manifester Dieu.

Alors que je me rendais de chez moi au centre de méditation à Paris, pour jouer ces poésies, j’avançais avec de très grosses résistances mentales. Que je reconnaissais pour être lié à différentes formes de peur. J’étais presque à chaque pas prêt à faire demi-tour, à en pleurer. Mais reconnaissant les résistances, les enjeux je me résolus à ne plus écouter ces freins et avancer, avancer droit vers le but, vaille que vaille. C’est alors, que j’ai eu cette résolution, que j’ai trouvé au sol une pièce de monnaie, puis une autre, puis encore une autre et une autre encore, de 10 à 50 Ct d’euros, révélation de la confirmation de la Volonté divine que je sers ce projet. Je suis arrivé au Centre ; l’on a répété puis l’on a présenté les scènes devant un petit public de disciples. Cela s’est très bien passé. Tout le monde a été très heureux.

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C’est à moi !

« La spiritualité est au-delà de la morale humaine »

Cette autre fois, l’action se passe à Montpellier. J’étais au Polygonne, un grand centre commercial en centre ville, je le traversais à un étage où il y a peu de monde et quelques bureaux. Je passais devant une assurance sans vitrine, avec des bureaux sur une estrade recouverte d’une moquette verte, quand je vois une pièce de 0,05 franc (0,01ct €) « posé » sur le bord de la moquette du côté du passage que j’empruntais. Au fond de l’espace il y a un bureau, je vois une jeune fille qui travaille là. Il n’y a pas une pièce que je ne ramasse pas et que je ne porte pas à mon cœur avec un sentiment de gratitude avant de la mettre dans la poche. J’ai donc mis un pied sur la moquette, j’ai ramassé la pièce et j’ai continué mon chemin. J’ai entendu à ce moment-là, la jeune fille « crier » derrière moi « C’est à moi ! » ; j’étais déjà plusieurs pas plus loin, et ne pensais pas qu’il était bon de me retourner. J’ai continué comme si de rien n’était, étonné de la démesure de la réaction. Plus tard dans l’après-midi, quand je revins sur mon chemin, j’ai repensé à la situation. J’ai vu la jeune fille, la jeune fille m’a vu. Elle est avec son patron, elle le tiraille en me désignant. Je souris au patron, empli de foi et de confiance en ce qui se passait ; j’ai continué mon chemin. Ce n’était que 5ct de franc (1ct €) ; c’était par contre un gros problème d’égoïsme et d’avidité qui se vidait.

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Abnégation

J’étais à Paris, dans le métro, il y avait du monde, on n’était pas loin d’une heure de pointe. J’allais dans les couloirs quand une pensée m’a traversé : « Qu’est-ce que je ferais si une pièce était sur mon chemin ? » J’ai souri et ne me suis pas répondu. Peu de temps après, j’avais oublié la pensée et la réponse, je vois dans le couloir, à quelque pas de moi, juste devant moi, une pièce, je perçois une pièce de 20 ct d’euros, brillante. Je ne peux réfléchir, je me baisse et ramasse, il y avait du monde derrière moi, pas trop trop près. On me contourne. J’ai ramassé la pièce, tout c’est très bien passé. « Ouf ! » Je continue mon chemin. Je monte dans un métro. J’allais me questionner…« Ai-je bien fait…patatipatata ». Je restreints les doutes et me renvoie à ma foi. Le métro s’arrête à ma station. Les portes s’ouvrent. Je ne suis pas encore descendu, je vois à un mètre de moi sur le quai, une pièce de 20ct. Je souris, je me baisse et la ramasse. Je sens que quelqu’un est surpris derrière moi. Je continue droit devant, dans le flot de personnes, sans m’arrêter, sans me retourner. Je m’amuse de ce qui vient de se passer et me dis : « Bon, c’est bien pour aujourd’hui ! » avec un sentiment de complicité.

Equité

À la poste de Montpellier, il fréquent qu’un « mendiant-travailleur » ouvre la lourde porte au devant les clients qui entrent qui sortent du lieu. Geste et pratique que je connaissais pour l’avoir vu faire depuis longtemps dans les pays d’Afrique du Nord. Ce jour, j’entrevoyais le service rendu avec soulagement. En effet j’avais un problème au poignet et l’idée d’éviter la souffrance du tirage de la porte me réconfortait. En montant les escaliers, et en voyant la porte s’ouvrir devant moi, je me dis de donner 20ct au serviteur de tout le monde. Je me suis ensuite attaché à faire ce que j’avais à faire en pesage et envoi de courriers. Au moment de sortir, je regardais le contenu de mon porte-monnaie, une pensée pas très élevée me dit alors de donner 10ct, j’essayai d’estimer le prix du geste, etc… mais au bout du compte,  j’interrompais ces pensées stupides sans valeur en me disant : « Je lui donne 20ct, je n’ai pas à juger, c’est ce que je sens que je dois lui donner. Le reste ne m’appartient pas. » Je trouve la pièce dans mon porte-monnaie et me dirige vers la porte. Je vois à ce moment, au sol : 10 ct, une pièce dorée qui brille de tous ses éclats. Je souris, la ramasse, la porte sur mon cœur en signe de gratitude et la range dans une poche spéciale pour que la pièce aille ensuite, chez moi, dans une cagnotte réservée à ces pièces trouvées. La porte de la poste s’ouvre. Je remets les 20ct au portier.

© Témoignages de Nidish

La Conque symbolise la victoire de la Vérité sur l’obscurité

Vendredi 11 mars 2011

« La conque est un coquillage utilisé comme instrument de musique à vent. L’instrumentiste souffle dans celle-ci pour produire le son selon le même principe que la trompe ou la corne. Il est possible d’obtenir plusieurs tons en bouchant plus ou moins l’obturation. »
Encyclopédie libre Wikipédia

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« De tous les instruments de musique, la conque est le plus sacré et le plus spirituel. Les Dieux cosmiques et les Déesses détiennent une conque, Sri Krishna, Arjuna, et tous les héros de l’ordre le plus élevé ont utilisé la conque. Elle est le symbole de la victoire. La conque est trouvé dans les fonds marins. L’eau symbolise la conscience, et symbolise l’immensité de l’océan. Dans notre vie spirituelle, rien n’est plus important que l’expansion de notre conscience. Un instrument sacré, sacré, sacré telle est notre Conque Indienne. » Sri Chinmoy

Ganesha, Murugan et la Mangue, fruit de la réalisation, offerte par Shiva

Vendredi 2 avril 2010

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Les hindous décrivent Ganesh comme un dieu intelligent et sage, ils racontent cette histoire :
Un jour, Parvati revint à la maison avec une superbe mangue bien mûre. Shiva et Parvati expliquèrent à leurs enfants Ganesha et Subramanya (appelé aussi Murugan) que le nectar de la Suprême Connaissance et de l’Immortalité était cachés dans le fruit. Comme elle disposait d’une seule mangue cela provoqua une dispute entre Ganesh et son frère cadet Subramanya. Tous deux revendiquaient leur ordre de naissance, l’un étant l’aîné et l’autre le cadet… ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord.  Shiva décida : « Le premier d’entre vous qui reviendra d’un tour du monde mangera la mangue. » Subramanya se hâta, il enfourcha sa monture, le paon, et traversa le monde céleste, le monde terrien et le monde sous-terrain. Pendant ce temps, Ganesh qui avait pour monture une souris décida de faire le tour de ses parents :  « Mes parents Shiva et Parvati sont la Totalité du monde. En eux se trouve l’Univers entier. » Il fit 7 fois le tour de ses parents, quand il eut fini, à la demande de Shiva il expliqua :  « Vous représentez le monde, en tournant autour de vous, je rempli mon devoir ! » Subramanya de retour vit Ganesh toujours là, Shiva commenta ce qu’avait fait Ganesh et offrit la mangue au garçon à la tête d’éléphant, au grand dépit du cadet.

Dans le sud de l’Inde et au Sri Lanka,  Ganesh est représenté parfois tenant dans sa main une mangue ou un citron.

Voir les autres articles sur ce blog présentant Ganesh : Ici

Un magasin bio, Ganesh et la rencontre d’une cliente, témoignage

Vendredi 8 janvier 2010

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Ganesha à Marseille

En Inde, mais aussi dans les quartiers indiens des grandes villes d’Occident, des représentations de Ganesh sont fréquemment placées à l’entrée des temples, dans les demeures et les commerces ; un Autel lui est consacré où sont déposés des offrandes.
Ici nous voyons à Marseille, Ganesh dans le jardinet d’un magasin ; de la vitrine les clients peuvent apercevoir en contrebas l’imposante statue de pierre (1m50 de haut) qui bénit avec douceur le lieu. Ganesh trône majestueusement sur un piédestal, il offre au regard avec malice ses ladous (sucreries). La gérante du magasin nous raconte : « Un jour une cliente l’aperçoit par la fenêtre et en la regardant je m’apercevais qu’elle était très émue car elle fixait Ganesh sans bouger. Elle me raconta ensuite que Ganesh représente beaucoup de choses pour elle. Elle sortit ensuite une minuscule statue de Ganesh qu’elle avait dans son sac et qu’elle transportait toujours avec elle. Elle voulait faire une offrande à Ganesh. Elle brûla de l’encens, déposa une offrande et s’inclina plusieurs fois devant lui. Elle m’avoua ensuite que ce même jour c’était son anniversaire et que de découvrir Ganesh ainsi en plein Marseille c’était une bénédiction, un signe de bonne augure… elle était véritablement très émue. Elle revint plusieurs fois ensuite toujours avec la même émotion. »

Ganesha, une divine naissance, rédacteur de la Mahâbhârata

Mercredi 6 janvier 2010

La Naissance :

Parvati, shakti de Shiva, (versant féminin de la divinité de Shiva), recherche un gardien sûr pour garder l’entrée du Palais, avant de prendre son bain. Déçue une première foi  par Nandi, son garde-serviteur, qui avait laissé passer Shiva, elle décide de créer un garde à sa mesure. A partir des sécrétions parfumée de sa divine peau, elle recueille une pâte de safran qu’elle modèle ; elle forme un enfant et lui donne vie. Après l’avoir bénie elle lui recommande : « Ne laisse entrer personne sans ma permission ! » L’enfant monte la garde à l’entrée du Palais jusqu’au jour où Shiva, de retour d’une longue période de méditation aux Himalaya, veut entrer au Palais. Ganesh applique la consigne de sa mère, il interdit l’entrée à Shiva.

Il s’en suit une longue et terrifiante bataille où sont engagés les gardes de Shiva, les ganas, mais aussi Brahma, les deux fils de Shiva, Kartikeya et Indra, rois des devas, et leur armée, contre le seul Ganesh.

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Kali

Lorsque l’affaire arrive aux oreilles de Parvati, celle-ci est furieuse, elle crée deux divinités aux larges pouvoirs, Kali et Durga, et les envoies soutenir son fils.

Une tête d’éléphant :
L’armée en déroute revient auprès de Shiva et s’en remet à sa Haute décision.  Shiva est mécontent, il décide d’aller lui-même combattre l’enfant avec l’aide de Vishnou. Ce dernier utilise l’illusion pour jeter la confusion. Shiva en profite pour décapiter Ganesh avec son trident. Parvati découvrant Ganesh décapité demande la renaissance de son fils. Shiva acquiesce et envoie  son armée en direction du nord, avec pour mission de couper la tête du premier être vivant qu’elle rencontrera et de la lui ramener pour qu’il remplace celle de l’enfant. C’est un éléphant avec une seule défense qu’il rencontrent et décapitent. Shiva pose alors la tête de l’éléphant sur le jeune garçon et lui donne vie.

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Shiva – Parvati – Ganesh

Ganesh est présenté aux autres divinités comme le fils de Shiva et de Parvati elles offrent à l’enfant un plat Modaka. A la vue des pâtisseries,  Ganesh est comble de joie et de gratitude ; il danse. Depuis les artistes et conteurs le représente comme adorant les gâteries. Les modakas sont toujours présents dans la pâtisserie indienne. Le parfum des gourmandises fait sortir un rat de son gite ; il sera le véhicule préféré de Ganesh. Tous deux se complètent, l’un est puissant et réfléchi, l’autre est petit et mobile ; ensemble ils ont tous les atouts pour résoudre tous les problèmes du monde.

Par la suite Ganesh épousera les filles de Brahma, Siddhi (la réalisation), et Buddhi (l’intelligence). Elle donneront chacune un fils à Ganesh : Kshema (le bien être) et Labha (le gain).

Ganesh est depuis adoré :

Ganesh est un Dieu populaire ; il est invoqué par les indous avec dévotion pour effacer les obstacles lors de la création d’entreprises, pour aussi apporter sa protection dans les épreuves de la vie. Appelé aussi « Ganapati », il est connu comme dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, il est le patron des étudiants et des travailleurs du savoir. Sri Chinmoy, Maître spirituel contemporain, né au Bengale, lui a dédié au moins 11 chants, des bhajans, voici les paroles en bengali de l’un d’eux : « Aum dakshine ganeshaya namah, Aum dakshine ganeshaya namah, Aum dakshine ganeshaya namah, Ganapati ganapati ganapati, Taba pade animesh mor nati »

Une fête est dédiée à Ganesh : « Vinayagar Chadurti », au cours de cette célébration dans les familles l’on prépare de nombreuses et colorées gâteries pour le dieu gourmand qui seront ensuite déposées à Ses pieds, au Temple, dans chacun des foyers.

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Ganesh avec le sage Vyasa rédige le Mahâbhârata

Ganesh rédacteur de la Mahâbhârata :

Dans la tradition indienne, Ganesh est le rédacteur de la Mahâbhârata qu’il a écrite sous la dictée du Sage Vyâsa. La Mahâbhârata est selon Sri Aurobindo : « Une allégorie de la vie intérieure, ne concernant plus notre vie et nos actions humaines extérieures, mais seulement les batailles de l’âme et les forces qui se disputent la suprématie. » Epopée de cent vingt milles strophes écrites en sanscrit, c’est le grand livre sacré de l’Inde, « analogue à la Bible par sa taille et sa portée religieuse. Il est souvent considéré comme le plus grand poème jamais composé. Il comporte pas moins de 250 000 vers, quinze fois plus que l’Iliade » nous indique l’encyclopédie Wikipédia. Cette rédaction vaut à Ganesh d’être souvent nommé : « Scribe divin, Maître des Écritures, Dieu du savoir ».

Sources :
« La Bhagavad-Gîta » par Shrî Aurobindo édité par Albin Michel

http://www.srichinmoysongs.com/

http://manmonster.centerblog.net/rub-arbres-fruitiers-zone-et-subtropicales-.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil

http://lindemagique.over-blog.com/article-35171835.html

L’orgueil des dieux cosmiques miroité par le Seigneur Shiva, une histoire racontée par Sri Chinmoy

Mercredi 9 décembre 2009

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Le Seigneur Shiva

Un jour, le Seigneur Shiva décida de détruire le pire de tous les démons, Tripura. Quelques dieux cosmiques décidèrent de l’aider dans cette grande aventure. L’un d’eux choisit donc d’être son char, d’autres ses chevaux, un autre son conducteur de char, un autre encore voulut être ses flèches et le dernier son arc. Chacun choisit un élément afin d’être utile au Seigneur Shiva.
Malheureusement, l’orgueil s’infiltra au sein des dieux cosmiques. Le dieu qui devint le char dit : « Si je n’étais pas son char, Shiva ne serait pas en mesure de gagner. » Le dieu transformé en conducteur de char dit : « Si je n’étais pas le conducteur de son char, Shiva ne serait pas en mesure de gagner. » Le dieu transformé en arc se dit : « Si je n’étais pas son arc, Shiva ne serait pas en mesure de gagner. » Bref, chacun se sentit indispensable.
Voyant cela, le Seigneur Shiva leur dit avec un sourire : « Que vous êtes sots ! Croyez-vous que j’ai besoin de vous ? Si vous me servez avec dévotion, j’aurai certainement besoin de vous. Mais je n’ai absolument pas besoin de vous et de votre orgueil. Gardez votre orgueil pour vous. Je peux me débrouiller seul. Voyez ce que mon troisième œil peut faire. »
A l’instant même, Shiva ouvrit son troisième œil et détruisit Tripura. Puis il se retourna vers les dieux cosmiques et dit : « Je n’ai vraiment besoin de vos services que lorsque vous les offrez avec dévotion et de toute votre âme. Mais si vous êtes remplis d’orgueil et que vous vous sentez indispensables, je dois vous dire que vous êtes à des milliers de milles de la découverte de la Vérité. Ô vous qui êtes, soi-disant, mes aides, donnez ce que vous avez de toute votre âme. Donnez ce que vous êtes sans réserve. Ainsi vous verrez ce que vous deviendrez : un torrent de Délices éternels et immortel. »

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

© histoire extraite du livre de Sri Chinmoy « Les Festins de l’Inde » paru aux « Editions La Flûte d’Or »

Like the Supreme Lord Shiva, un chant de Sri Chinmoy, Maître spirituel indien, sur des images du cosmos

Lundi 23 novembre 2009

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Un chant dévotionnel en bengali et en anglais adressé au Seigneur Shiva, composé par Sri Chinmoy et chanté par l’une de ses disciples.

Le mont Kailash vénéré par plus d’un milliard d’individus

Mercredi 16 avril 2008

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Le sommet, du Mont Kailash, à 6 714 mètres n’a jamais été gravi.

 

Le Kailash (en sanskrit Meru ou Sumeru) ou Kailâsa (brillant comme du cristal) en hindî ou Kangrinboqe Feng ou Ghang Rimpoche ou Khang Ripoche (précieux joyau des neiges) en tibétains ou Ashtapada pour les jaïns, est le nom d’une chaîne de montagnes du plateau tibétain ainsi que celui de son plus haut sommet. C’est aussi la plus haute montagne du Tibet en dehors de l’Himalaya.
Situé dans la préfecture de Ngari, à proximité du lac Manasarovar et du lac Rakshastal, il est à la source de quatre des plus grands fleuves d’Asie : le Gange, le Brahmapoutre, l’Indus et le Sutlej.
Cette montagne est le centre de l’univers pour les indouistes tout comme pour les bouddhistes, c’est un endroit sacré pour ceux-là, ainsi que pour les jains et les bönpos depuis des siècles. Quatre religions représentants plus d’un milliard de fidèles.

Le sommet du Kailâsa est considéré comme la demeure de Shiva et de sa shakti Pârvatî – littéralement fille de la montagne – . Les indouistes le voient aussi comme un lingam (principe masculin représenté par Shiva) accompagné du yoni (principe féminin représenté par Pârvatî) symbolisé par le lac Manasarovar.
Les bouddhistes tibétains considèrent Kang Rinpoche (Kailash) comme la demeure de Demchog (le Bouddha de la compassion dont le Dalaï Lama est la réincarnation ) et de Dorje Phangmo, symbolisant l’union des forces mâles et femelles.
Les Bön-po, religion prédominante au Tibet, avant l’avènement du Bouddhisme, vénèrent la montagne comme étant l’âme de la région, la montagne de la Swastika.

Les Jaïns, religion de l’Inde, comparable au bouddhisme, considèrent que leur fondateur Rishabanatha a reçu l’illumination à son sommet.

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

 

Sources diverses dont différents articles de l’encyclopédie Wikipédia, Google earth.

Un site pour connaitre rapidement l’histoire du Tibet :
http://pagesperso-orange.fr/shivatof/historiquetibet.html

Le lac Manasarovar, au Tibet, versant féminin du Mont Kailash

Mercredi 16 avril 2008

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Le lac Manasarovar est un lac d’eau douce, situé à 4 550 mètres d’altitude, le plus élevé du monde, à une trentaine de kilomètres au nord du Mont Kailash. Les tibétains l’appellent Mapam Yum Tso, « le lac des forces invincibles des Bouddhas ». Le lac est un lieu de pèlerinage pour de nombreux fidèles venant de l’Inde, du Tibet ou des autres pays voisins. Considéré comme sacré dans les religions hindouiste, bouddhiste, jaïniste et bön. Il constitue une des trois étapes du pèlerinage complet avec le Kailash et le site de Thirtapuri. Les pèlerins hindouistes s’y immergent, mais pas les bouddhistes.

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Autour du Lac Manasarovar (Mapam Yum Tso), comme au abords du Mont Kailash (Kang Rinpoche), les moines tibétains ont édifiés plusieurs gompas (monastères), sur la photo le Chiu Gompa.

Certains pèlerins font également le tour complet (kora) du lac. Dans la mythologie hindouiste, le lac a été créé dans l’esprit de Brahma ; c’est pourquoi il est appelé Manasarovar en sanskrit, combinaison des mots manas (esprit) et sarovar (lac). Ses eaux sont renommées comme étant d’un très grand bénéfice spirituel, que l’on s’y immerge comme les hindous, ou qu’on en boive comme les tibétains, ce qui est également considéré comme excellent pour la santé et la longévité. Il est vénéré depuis des temps immémoriaux. Il représente les eaux primordiales de l’univers.

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

 

Sources diverses dont différents articles de l’encyclopédie Wikipédia, Google earth,

Un site pour connaitre rapidement l’histoire du Tibet :
http://pagesperso-orange.fr/shivatof/historiquetibet.html