• Accueil
  • > Spiritualité : Shiva et Pârvatî

Archive de la catégorie ‘Spiritualité : Shiva et Pârvatî’

Ganesha, Murugan et la Mangue, fruit de la réalisation, offerte par Shiva

Vendredi 2 avril 2010

Image de prévisualisation YouTube

Les hindous décrivent Ganesh comme un dieu intelligent et sage, ils racontent cette histoire :
Un jour, Parvati revint à la maison avec une superbe mangue bien mûre. Shiva et Parvati expliquèrent à leurs enfants Ganesha et Subramanya (appelé aussi Murugan) que le nectar de la Suprême Connaissance et de l’Immortalité était cachés dans le fruit. Comme elle disposait d’une seule mangue cela provoqua une dispute entre Ganesh et son frère cadet Subramanya. Tous deux revendiquaient leur ordre de naissance, l’un étant l’aîné et l’autre le cadet… ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord.  Shiva décida : « Le premier d’entre vous qui reviendra d’un tour du monde mangera la mangue. » Subramanya se hâta, il enfourcha sa monture, le paon, et traversa le monde céleste, le monde terrien et le monde sous-terrain. Pendant ce temps, Ganesh qui avait pour monture une souris décida de faire le tour de ses parents :  « Mes parents Shiva et Parvati sont la Totalité du monde. En eux se trouve l’Univers entier. » Il fit 7 fois le tour de ses parents, quand il eut fini, à la demande de Shiva il expliqua :  « Vous représentez le monde, en tournant autour de vous, je rempli mon devoir ! » Subramanya de retour vit Ganesh toujours là, Shiva commenta ce qu’avait fait Ganesh et offrit la mangue au garçon à la tête d’éléphant, au grand dépit du cadet.

Dans le sud de l’Inde et au Sri Lanka,  Ganesh est représenté parfois tenant dans sa main une mangue ou un citron.

Voir les autres articles sur ce blog présentant Ganesh : Ici

Ganesha, une divine naissance, rédacteur de la Mahâbhârata

Mercredi 6 janvier 2010

La Naissance :

Parvati, shakti de Shiva, (versant féminin de la divinité de Shiva), recherche un gardien sûr pour garder l’entrée du Palais, avant de prendre son bain. Déçue une première foi  par Nandi, son garde-serviteur, qui avait laissé passer Shiva, elle décide de créer un garde à sa mesure. A partir des sécrétions parfumée de sa divine peau, elle recueille une pâte de safran qu’elle modèle ; elle forme un enfant et lui donne vie. Après l’avoir bénie elle lui recommande : « Ne laisse entrer personne sans ma permission ! » L’enfant monte la garde à l’entrée du Palais jusqu’au jour où Shiva, de retour d’une longue période de méditation aux Himalaya, veut entrer au Palais. Ganesh applique la consigne de sa mère, il interdit l’entrée à Shiva.

Il s’en suit une longue et terrifiante bataille où sont engagés les gardes de Shiva, les ganas, mais aussi Brahma, les deux fils de Shiva, Kartikeya et Indra, rois des devas, et leur armée, contre le seul Ganesh.

main5.jpeg
Kali

Lorsque l’affaire arrive aux oreilles de Parvati, celle-ci est furieuse, elle crée deux divinités aux larges pouvoirs, Kali et Durga, et les envoies soutenir son fils.

Une tête d’éléphant :
L’armée en déroute revient auprès de Shiva et s’en remet à sa Haute décision.  Shiva est mécontent, il décide d’aller lui-même combattre l’enfant avec l’aide de Vishnou. Ce dernier utilise l’illusion pour jeter la confusion. Shiva en profite pour décapiter Ganesh avec son trident. Parvati découvrant Ganesh décapité demande la renaissance de son fils. Shiva acquiesce et envoie  son armée en direction du nord, avec pour mission de couper la tête du premier être vivant qu’elle rencontrera et de la lui ramener pour qu’il remplace celle de l’enfant. C’est un éléphant avec une seule défense qu’il rencontrent et décapitent. Shiva pose alors la tête de l’éléphant sur le jeune garçon et lui donne vie.

ganeshawithfamilyfb4.jpg
Shiva – Parvati – Ganesh

Ganesh est présenté aux autres divinités comme le fils de Shiva et de Parvati elles offrent à l’enfant un plat Modaka. A la vue des pâtisseries,  Ganesh est comble de joie et de gratitude ; il danse. Depuis les artistes et conteurs le représente comme adorant les gâteries. Les modakas sont toujours présents dans la pâtisserie indienne. Le parfum des gourmandises fait sortir un rat de son gite ; il sera le véhicule préféré de Ganesh. Tous deux se complètent, l’un est puissant et réfléchi, l’autre est petit et mobile ; ensemble ils ont tous les atouts pour résoudre tous les problèmes du monde.

Par la suite Ganesh épousera les filles de Brahma, Siddhi (la réalisation), et Buddhi (l’intelligence). Elle donneront chacune un fils à Ganesh : Kshema (le bien être) et Labha (le gain).

Ganesh est depuis adoré :

Ganesh est un Dieu populaire ; il est invoqué par les indous avec dévotion pour effacer les obstacles lors de la création d’entreprises, pour aussi apporter sa protection dans les épreuves de la vie. Appelé aussi « Ganapati », il est connu comme dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, il est le patron des étudiants et des travailleurs du savoir. Sri Chinmoy, Maître spirituel contemporain, né au Bengale, lui a dédié au moins 11 chants, des bhajans, voici les paroles en bengali de l’un d’eux : « Aum dakshine ganeshaya namah, Aum dakshine ganeshaya namah, Aum dakshine ganeshaya namah, Ganapati ganapati ganapati, Taba pade animesh mor nati »

Une fête est dédiée à Ganesh : « Vinayagar Chadurti », au cours de cette célébration dans les familles l’on prépare de nombreuses et colorées gâteries pour le dieu gourmand qui seront ensuite déposées à Ses pieds, au Temple, dans chacun des foyers.

ganesh21.jpg

Ganesh avec le sage Vyasa rédige le Mahâbhârata

Ganesh rédacteur de la Mahâbhârata :

Dans la tradition indienne, Ganesh est le rédacteur de la Mahâbhârata qu’il a écrite sous la dictée du Sage Vyâsa. La Mahâbhârata est selon Sri Aurobindo : « Une allégorie de la vie intérieure, ne concernant plus notre vie et nos actions humaines extérieures, mais seulement les batailles de l’âme et les forces qui se disputent la suprématie. » Epopée de cent vingt milles strophes écrites en sanscrit, c’est le grand livre sacré de l’Inde, « analogue à la Bible par sa taille et sa portée religieuse. Il est souvent considéré comme le plus grand poème jamais composé. Il comporte pas moins de 250 000 vers, quinze fois plus que l’Iliade » nous indique l’encyclopédie Wikipédia. Cette rédaction vaut à Ganesh d’être souvent nommé : « Scribe divin, Maître des Écritures, Dieu du savoir ».

Sources :
« La Bhagavad-Gîta » par Shrî Aurobindo édité par Albin Michel

http://www.srichinmoysongs.com/

http://manmonster.centerblog.net/rub-arbres-fruitiers-zone-et-subtropicales-.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil

http://lindemagique.over-blog.com/article-35171835.html

Like the Supreme Lord Shiva, un chant de Sri Chinmoy, Maître spirituel indien, sur des images du cosmos

Lundi 23 novembre 2009

Image de prévisualisation YouTube

Un chant dévotionnel en bengali et en anglais adressé au Seigneur Shiva, composé par Sri Chinmoy et chanté par l’une de ses disciples.

Bharatha Natyam une Danse indienne traditionnelle dédiée

Vendredi 23 mai 2008

Image de prévisualisation YouTube

Malavika Sarukkai danse le Bharatha Natyam
Bharatanatyam. Bharata natyam. bharatnatyam. bharathanatyam

Image de prévisualisation YouTube

Vidéo : 6’30

Le Baratha Natya est une danse du sud de l’Inde, des plus difficiles ; ici, elle est éxécutée par Malavika Sarukkai.
A l’origine, cette danse dévotionnelle, narrative, dédiée aux Divinités, était éxécutée dans les temples et les palais.
Voyez la prouesse physique et la précision du geste en rapport avec le rythme soutenu du tabla et du chant.
L’origine du nom Bharata natyam vient de Bharata, le nom indien du pays de l’Inde qui a pour origine le nom du Roi Bharat dont l’histoire est relatée dans le livre sacré la « Mahabharata » ; on présente sur ce blog une édition française qui est le fruit de 20 ans de la vie de leur deux traducteurs, et de natyam, le mot tamoul pour danse.

 

Vous trouverez dans le lien suivant, la vidéo « Leçon de tabla », avec Ravi Shankar
qui est une merveilleuse approche des rythmes indiens :
Musique : Ravi et Anoushka Shankar

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

 

 

La musique traditionnelle indienne, musique des Dieux : leçon de Ravi Shankar

Jeudi 17 avril 2008

 

Image de prévisualisation YouTube
Une admirable leçon de tabla avec Ravi Shankar et Alla Rakha en solo
Vidéo : 8’23

La musique indienne a une origine divine : selon la mythologie indienne, c’est par le son que le Dieu Brahmâ a créé l’univers. Dans l’univers résonne encore le son primordial Ôm (à rapprocher de la Génèse et de l’Évangile de Jean).
L’origine de la musique classique indienne remonte aux temps védiques (avant J-C). Elle a toujours eu en Inde une double vocation : l’une destinée au temple et aux dieux, l’autre réservée au divertissement et aux démons.
La musique classique de l’Inde repose en grande partie sur l’improvisation (95%, dit Ravi Shankar), en ce sens qu’elle n’est pas jouée à partir d’une partition. Cela ne signifie pas qu’on y joue n’importe quoi, il y a des règles très strictes sur la manière d’improviser ; les musiciens apprennent par cœur des passages entiers de telles ou telles mélodies ou structures mathématiques, afin de s’en servir à dessein.
Ainsi, chaque râga a une phrase musicale qui indique la manière dont il faut l’interpréter, par l’ordre précis de ses notes. Les musiciens composent alors, en les intégrants, de courts refrains, et en déclinent toutes les variations possibles, grâce, entre autres, aux cycles rythmiques.
La notion de rythme est très évoluée et sans doute la plus savante du monde. Les rythmes (tàla) sont toujours complexes (à 16, 14, 12, 10, 8, 7 ou 6 temps pour les plus courants) et à l’intérieur de chaque temps des subdivisions, des contretemps, des battements placés légèrement avant ou après le temps permettent des arabesques d’une extrême subtilité. Alors qu’en Occident le rythme est surtout une mesure et un battement, en Inde, il s’agit plutôt d’un cycle.
Le tâla est un cycle rythmique, élément essentiel des musiques classiques indiennes. Le mot tâla serait formé des syllabes « tâ » (de Tandava, la danse cosmique de Shiva) et de « la » (de Lasya, la contrepartie féminine de Tandava, attribuée à Pârvatî, l’épouse de Shiva).
Le tâla est composé de matras, qui sont des unités rythmiques (ou temps). Chaque tâla possède une structure propre, organisée par temps plus ou moins forts et faibles, le premier temps (appelé sam) étant le plus important. Viennent ensuite le/ ou les « tali », et le/ou les « khali » qui se caractérisent par la présence ou l’absence de clappement de mains. Le temps vide que « l’on offre aux dieux » permet aux musiciens de se repérer dans ce cycle long, permettant ainsi la préparations des improvisations et des compositions démarrant autour du sam. On peut donc avoir des tâlas qui ont le même nombre de temps mais pas la même structure.
Le sam n’est pas seulement le premier temps, c’est aussi le moment où les instrumentistes se rejoignent après des variations ou improvisations. C’est donc un signal très fort de ralliement.
Il faut se représenter le tâla comme un mode rythmique, avec la manière de s’en servir, infiniment plus riche que les rythmes occidentaux. Plusieurs centaines de tâlas ont été expérimentés au cours des siècles, de nos jours seulement quelques dizaines sont régulièrement utilisés.
Les tâlas de la musique indienne ne sont pas les mêmes du nord au sud ; bien que similaires et portant des noms identiques, il ne sont pas construit de la même manière.

Sources : différents articles de Wikipédia organisés, réécrits, par Nidish

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

Ecouter aussi la fille de Ravi, Anouska Shankar Ici

Le mont Kailash vénéré par plus d’un milliard d’individus

Mercredi 16 avril 2008

800pxkailashtibet1.jpg

Le sommet, du Mont Kailash, à 6 714 mètres n’a jamais été gravi.

 

Le Kailash (en sanskrit Meru ou Sumeru) ou Kailâsa (brillant comme du cristal) en hindî ou Kangrinboqe Feng ou Ghang Rimpoche ou Khang Ripoche (précieux joyau des neiges) en tibétains ou Ashtapada pour les jaïns, est le nom d’une chaîne de montagnes du plateau tibétain ainsi que celui de son plus haut sommet. C’est aussi la plus haute montagne du Tibet en dehors de l’Himalaya.
Situé dans la préfecture de Ngari, à proximité du lac Manasarovar et du lac Rakshastal, il est à la source de quatre des plus grands fleuves d’Asie : le Gange, le Brahmapoutre, l’Indus et le Sutlej.
Cette montagne est le centre de l’univers pour les indouistes tout comme pour les bouddhistes, c’est un endroit sacré pour ceux-là, ainsi que pour les jains et les bönpos depuis des siècles. Quatre religions représentants plus d’un milliard de fidèles.

Le sommet du Kailâsa est considéré comme la demeure de Shiva et de sa shakti Pârvatî – littéralement fille de la montagne – . Les indouistes le voient aussi comme un lingam (principe masculin représenté par Shiva) accompagné du yoni (principe féminin représenté par Pârvatî) symbolisé par le lac Manasarovar.
Les bouddhistes tibétains considèrent Kang Rinpoche (Kailash) comme la demeure de Demchog (le Bouddha de la compassion dont le Dalaï Lama est la réincarnation ) et de Dorje Phangmo, symbolisant l’union des forces mâles et femelles.
Les Bön-po, religion prédominante au Tibet, avant l’avènement du Bouddhisme, vénèrent la montagne comme étant l’âme de la région, la montagne de la Swastika.

Les Jaïns, religion de l’Inde, comparable au bouddhisme, considèrent que leur fondateur Rishabanatha a reçu l’illumination à son sommet.

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

 

Sources diverses dont différents articles de l’encyclopédie Wikipédia, Google earth.

Un site pour connaitre rapidement l’histoire du Tibet :
http://pagesperso-orange.fr/shivatof/historiquetibet.html

Le lac Manasarovar, au Tibet, versant féminin du Mont Kailash

Mercredi 16 avril 2008

kailashmanasaravar.jpg

Le lac Manasarovar est un lac d’eau douce, situé à 4 550 mètres d’altitude, le plus élevé du monde, à une trentaine de kilomètres au nord du Mont Kailash. Les tibétains l’appellent Mapam Yum Tso, « le lac des forces invincibles des Bouddhas ». Le lac est un lieu de pèlerinage pour de nombreux fidèles venant de l’Inde, du Tibet ou des autres pays voisins. Considéré comme sacré dans les religions hindouiste, bouddhiste, jaïniste et bön. Il constitue une des trois étapes du pèlerinage complet avec le Kailash et le site de Thirtapuri. Les pèlerins hindouistes s’y immergent, mais pas les bouddhistes.

458255.jpg

Autour du Lac Manasarovar (Mapam Yum Tso), comme au abords du Mont Kailash (Kang Rinpoche), les moines tibétains ont édifiés plusieurs gompas (monastères), sur la photo le Chiu Gompa.

Certains pèlerins font également le tour complet (kora) du lac. Dans la mythologie hindouiste, le lac a été créé dans l’esprit de Brahma ; c’est pourquoi il est appelé Manasarovar en sanskrit, combinaison des mots manas (esprit) et sarovar (lac). Ses eaux sont renommées comme étant d’un très grand bénéfice spirituel, que l’on s’y immerge comme les hindous, ou qu’on en boive comme les tibétains, ce qui est également considéré comme excellent pour la santé et la longévité. Il est vénéré depuis des temps immémoriaux. Il représente les eaux primordiales de l’univers.

 

Voir aussi les autre articles dédiés au Seigneur Shiva Ici

 

Sources diverses dont différents articles de l’encyclopédie Wikipédia, Google earth,

Un site pour connaitre rapidement l’histoire du Tibet :
http://pagesperso-orange.fr/shivatof/historiquetibet.html