Archive de la catégorie ‘Spiritualité : Soufisme’

l’Humour de Nasrettin

Mardi 1 décembre 2009

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Quelque chose est tombé

La femme de Nasrudin entend un bruit lourd et sourd venant de la chambre de son époux. Elle s’y précipite.
Il n’y a aucune raison de t’inquiéter, la rassure celui-ci, c’est mon manteau qui est tombé par terre.
- Ton manteau ! Comment a-t-il pu faire un bruit pareil ?
- Le bruit ? C’est parce que j’étais dedans ! »

 

© Extrait du livre à offrir : « Les Exploits de l’incomparable Mulla Nasrudin »
Collection soufisme vivant, Editions Courrier du Livre

Ануграха, Art spirituel en mouvement sur des chants sacrés de Sri Chinmoy, interprétées par le groupe féminin Shindhu

Mercredi 18 novembre 2009

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A regarder et à écouter tranquillement,
les Ôm dansent,
les derviches tourneurs se dissolvent
sur un chant de Sri Chinmoy
interprété par le groupe Shindu.
Nourriture de l’âme
ces quelques minutes
vous apaiseront.

Prière au jour, de Rumi, fondateur des derviches tourneurs

Jeudi 22 octobre 2009


« Plusieurs chemins mènent à Dieu,
j’ai choisi celui de la danse et de la musique. »

Rumi

 

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Ô jour, lève-toi ! Des atomes dansent,
Les âmes, éperdues d’extase, dansent.
A l’oreille, je te dirai où les entrainent leurs danses.
Tous les atomes qui se trouvent dans l’air ou dans les déserts,
Sache qu’ils sont épris comme nous,
Et que chaque atome, heureux ou malheureux,
Est fasciné par le Soleil de l’Âme universelle.


Extrait des Rubaiyât de Djellal el-Dine el-Rumi (1207 Balk/Afghanistan – 1287 Konyah/Turquie)

Le boiteux et l’écharde, une histoire de Nasr Eddin Hodja

Dimanche 20 septembre 2009

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Un boiteux était venu voir le Mullah Nasrudin. Il lui demanda :
- Mullah, pourrais-tu faire quelque chose pour que je ne boite plus ?
- Je ne suis pas médecin, s’exclama Nasrudin.
- Mais j’ai déjà vu tous les médecins, dit le boiteux.
- Et que t’ont-ils dit ? demanda Nasrudin.
- Ils ne cessent de me dire que je n’ai rien et qu’il n’y a aucune raison que je boite.
Nasrudin prit sa longue barbe dans sa main et fit le silence, puis lui demanda :
- Marche un peu pour voir.
Le boiteux se déplaça en boitant.
- Fais voir ton pied.
Le boiteux ôta sa chaussure. Fichée dans le gros orteil, Nasrudin découvrit une énorme écharde.
- Tu as une écharde dans le pied ! Il est normal que tu boites.
- Comment peux-tu savoir ? Tu n’es pas médecin. Ce n’est pas une écharde ! C’est mon pied ! Il est comme cela depuis années !

o o o

Témoignages de Nidish :

Cette histoire enseignement, racontée à la manière des soufis, me rappelle un séjour en Grèce que j’ai vécu en 198o ; l’impression forte qui m’en est resté par mes déplacements dans les petites villes, c’est que je pouvais être en toute confiance dans le pays. Je laissais mon sac à dos sur la place public, je m’éloignais,  je savais que j’allais le retrouver. Plusieurs personnes m’ont hébergé, je me suis déplacé en stop, hôtes et automobilistes, tous ont été extrêmement accueillant, voir trop ; trop au point que j’en ai eu peur. Je ne pratiquais pas encore la méditation, alors mon mental a réagit avec ses imperfections.

C’est alors que j’ai compris que je vivais avec des peurs dans le corps ; car jamais il n’y avait eu de quoi s’inquiéter, mais l’excès de bienveillance et d’hospitalité me déroutait et mes peurs, mon insécurité enfouies dans ma vie ressurgissaient.

L’histoire de Nasr Eddin me renvoie à une autre expérience, cette fois-ci c’est la pratique de la méditation qui m’a permis de la vivre. J’étais alors jeune pratiquant, avec des amis nous conversions, quand dans l’échange, je me suis rendu compte que j’avais des pensées de jalousie. J’en suis resté éberlué. « Voilà, me suis-je dit, que je suis jaloux. » Jamais, avant d’avoir pratiqué la méditation, je ne m’étais rendu compte que j’avais de la jalousie en moi ; la méditation nous permet de prendre conscience de notre réalité et d’en tenir compte ; par la Lumière de Dieu qui descend en nous, nous transformons nos imperfections, plus où moins rapidement. La patience et la confiance deviennent deux qualités absolument nécessaires ; elles se développent d’elles mêmes.

Rappel : Ne vous étonnez pas de voir orthographié le nom de notre héros de différentes manières, mais comme ses histoires et sa sagesse ont voyagées dans l’espace, de l’Asie en passant par l’Orient et aussi l’Afrique du nord, et dans le temps, du XII au XVème siècle, celui-ci, selon les lieux et les époques, a porté de nombreux noms et de nombreuses orthographes. Si vous voulez le voir présenté avec attention, je vous conseille le site suivant : http://ahama.9online.fr/ ; en cliquant sur les mots clés en bleu ci-dessous, vous trouverez d’autres histoires.

 

Histoires amusantes de Nasreddin : La peur que je me suis fais !

Vendredi 18 septembre 2009

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Le danger n’a pas de favoris

Une mère amène son jeune fils à l’école où enseigne le Mulla.
« Mon enfant se conduit très mal, explique-t-elle, fais lui peur, qu’il ne recommence pas ! »
Le Mulla reste silencieux et d’un seul coup prend une posture monstrueuse : ses yeux lancent des éclairs ; ses bras s’agitent. Le Maître rebondit dans tous les sens et soudain s’enfuit par la porte. La femme s’évanouit. Quand plus tard elle reprend ses esprits, elle ne voit plus le Mulla. Nasreddin revient enfin, à pas feutrés, l’air grave. « Je t’avais demandé de faire peur à mon fils, pas à moi ! Reproche la maman. – N’as-tu pas remarqué que je me suis fait peur aussi ? s’étonne le Mulla ; quand le danger menace, il menace tout le monde. »

o o o

Cela aurait pu être moi ! ! !

Nasreddin apercevant au crépuscule une forme blanche flotter dans le jardin demande à sa compagne de lui passer son arc et ses flèches. Il décoche une flèche, atteint la chose ; il sort voir ce que c’est et revient en état de choc. « Je l’ai échappé belle ! Pense un peu : c’était ma chemise pendue à la corde à linge ; si j’avais été dedans, j’aurais été tué sur le coup : la flèche l’a touchée en plein cœur ! »

o o o

Nasreddin est à l’origine d’un nombre important d’histoire-enseignement ; Idries Shah -que je ne remercierai jamais assez de m’avoir ouvert, à travers ses écrits, à la spiritualité- en a répertorié un grand nombre ;qui ont été éditées aux Editions « Le Courrier du Livre ». L’illustration est une miniature du XIIème S. représentant Nasreddin conservée au Musée de Topkapi à Istanbul en Turquie
Ne vous étonnez pas de voir orthographié le nom de notre héros de différentes manières, mais comme ses histoires et sa sagesse ont voyagés dans l’espace, de l’Asie en passant par l’Orient et aussi l’Afrique du nord, et dans le temps
, du XII au XVème siècle, celui-ci, selon les lieux et les époques, a porté de nombreux noms et de nombreuses orthographes. Si vous voulez le voir présenté avec attention, je vous conseille le site suivant : http://ahama.9online.fr/ ; en cliquant sur les mots clés en bleu ci-dessous, vous trouverez d’autres histoires.

Commentaire de film par Nidish : Bab’ Aziz, le prince qui contemplait son âme

Mercredi 9 septembre 2009

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BAB’ AZIZ,
le prince qui contemplait son âme
Extrait de 4’12

Un film au rythme des hommes du désert. Tranquille, paisible. L’action se déroule principalement dans les dunes. Le scénario nous entraine sur les pas de Bab’ Aziz, un vieux derviche aveugle et ceux de sa petite fille Ishtar qui accompagne son grand père ; le vieil homme se rend à une réunion secrète de Derviches qui a lieu tous les trente ans. Ni l’un, ni l’autre ne sait où à lieu cette réunion, mais le vieil aveugle avance d’un pas confiant dans le sable. Au cours de leur périple, tous deux croiseront de nombreux personnages, des derviches, des aspirants en marches vers quelque chose d’intérieur. Ces rencontres seront pour nous l’occasion de faire leur connaissance à travers leurs surprenantes histoires. Ces rebonds, d’un personnage à l’autre, d’une histoire à l’autre, entretiennent notre intérêt. Sur leur parcours, Bab’ Aziz et Ishtar traverseront divers lieux de réunions éparses de derviches musiciens ; on les découvrira à travers les yeux de l’enfant : un regard simple, des paysages somptueux, de chaudes couleurs au service de la narration.

La musique et les chants originaux, les poésies mystiques, accompagnent et rythment judicieusement le fil de l’histoire toujours sur les pas du vieux derviche aveugle et le regard de sa petite fille.

En version originale sous titrée, le film en tire une plus grande profondeur et justesse, chères à Nacer Khemir, le réalisateur, qui est aussi un conteur tunisien talentueux, auteur de plusieurs livres de contes inspirés.

Un film agréable à découvrir, d’un genre peu commun, une belle expression poétique dont je me suis délecté. Je reverrai le film pour m’imprégner un peu plus de sa grande douceur mystique et sagesse.

Pensées de Rumi, Maître Soufi

Mardi 17 juin 2008

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L’amour de l’éphémère n’est pas l’Amour.

Pour vous, chaque mot est une source de querelle.
Mais pour moi, chaque mot est un guide vers l’union.

N’écoute pas un plaignant si son ennemi n’est pas là.

C’est l’excés de nourriture qui alimente le désir.
Sois sobre ou marie-toi si tu veux être raisonnable.

Il y a un présent dans toute épreuve.
L’agate est toujours cachée dans la boue.

Ne sème pas de mauvaises graines car un jour elles germeront et paraitront au grand jour.

© Citations de Rumi, poète Persan et grand Mystique Soufi

Un jour prochain, le Paradis

Mercredi 11 juin 2008

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« Si les oiseaux et les bêtes te fuient c’est parce que

de leur chair tu fais ta nourriture »

Attar

Commentaire de Nidish : Dans le livre « Initiation », Elisabeth Haich qui a revécu par introspection une lointaine incarnation de grande prêtresse en Egypte, témoigne de la véracité de cette phrase du mystique soufi.

© Extrait du livre “Le livre divin” paru aux Editions Albin Michel
©Photo : trouvée sur le site : http://www.photo-libre.fr

Résonance Nashrudin – Sri Chinmoy : le mental source d’incertitude

Mardi 10 juin 2008

?

 

Quelle est la bonne longueur ?

Un paysan qui s’apprête à tailler la queue d’un cheval interpelle Nasrudin pour savoir à quelle hauteur il doit la couper.
Le Mulla hausse les épaules :
« Peu importe ! Quoi que tu fasses, elle sera trop longue selon les uns, trop courte selon les autres. Toi-même, tu ne seras pas toujours du même avis : « Trop longue… Non, trop courte… »
© Histoire extraite du livre « Les plaisanteries de l’incroyable Mulla Nasrudin » paru aux Editions Le Courrier du Livre dans la Collection soufisme vivant

Nidish : Ainsi, il ne faut suivre les commentaires ni de son mental, ni de celui des autres, mais seulement les messages de son cœur.

Ne pensez pas,
Ne discutez pas,
Faites.
Sri Chinmoy

© Aphorismes de Sri Chinmoy Centre Sri Chinmoy
© Nidish

Chant dévotionnel de soufis

Mardi 20 mai 2008


 


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