Archive de la catégorie ‘Spiritualité : Soufisme’

La spiritualité, qu’est-ce ? Par Hazrat Inayat Khan

Samedi 17 mai 2008

khan120.jpgLa spiritualité n’est pas une certaine connaissance, elle est l’expansion de la conscience. Plus la conscience s’étend, plus la vision spirituelle est vaste. Et lorsque la conscience s’étend jusqu’à englober l’univers entier, elle atteint ce que l’on appelle la perfection divine.

© Hazrat Inayat Khan
Grand Maître Soufi

Résonnance entre trois Auteurs, Bouddha, Sri Chinmoy, Hazrat Inayat Khan : Contrôle de soi

Jeudi 15 mai 2008

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Culture : Japonaise

Il faut contenir une mauvaise impulsion : l’impulsion de rendre la pareille à une personne qui nous insulte, l’impulsion de piquer quelqu’un par un mot, de blesser avec des paroles tranchantes, l’impulsion de chercher à savoir le secret des autres, l’impulsion de critiquer. Toutes ces impulsions indésirables peuvent être maitrisées. Ce qui importe n’est pas de les avoir maitrisées, mais d’avoir gagné du pouvoir sur soi-même.
Hazrat Inayat Khan

Responsable d’un ordre Soufi

 

Celui qui cherche à triompher de lui-même est non seulement le plus sage des hommes, il est aussi le plus grand des héros.
Sri Chinmoy
Maître Spirituel Indien

Il est bon de contrôler l’œil.
Il est bon de contrôler l’oreille.
Il est bon de contrôler le nez.
Il est bon de contrôler la langue.
Dhammapada XXV.360
La Voie du Bouddha
© Editions Le Point

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Mon Ami, Nasrudin !

Lundi 28 avril 2008

Les histoires de Nasr Eddin Hodja peuvent être appréciées pour l’absurdité amusante apparente de la plupart des situations, mais peuvent aussi être interprétées de différentes manières, comme des contes moraux ou des histoires spirituelles. Voici l’une des très nombreuses histoires de Nasr Eddin Hodja :

Histoire trouvée sur la merveilleuse encyclopédie : Wikipédia
Les habitants d’Akşehir ont besoin d’un sage pour leur apprendre le monde.
Ils vont chercher Nasr Eddin et l’amènent en place publique.
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ?
─ Tout !
─ Je n’ai rien à faire avec de tels ignorants. »
Et Nasr Eddin s’en va.
Les dignitaires réfléchissent et demandent au peuple de répondre sans froisser le grand sage.
Ils vont rechercher Nasr Eddin qui demande :
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ?
─ Rien !
─ Alors si vous savez tout, je m’en vais. »
Et Nasr Eddin s’en va, énervé.
Les dignitaires réfléchissent de nouveau et demandent cette fois-ci au peuple un peu plus de compréhension avec une telle sagesse. Ils vont retrouver Nasr Eddin et le ramènent en ville.
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ? »
Une moitié crie :
« Rien ! »
Et l’autre moitié :
« Tout ! »
Alors Nasr Eddin excédé, dit :
« Hé bien, que ceux qui savent apprennent à ceux qui ne savent pas. »

La récitation d’un mantra, par Sogyal Rinpoché, moine tibétain

Vendredi 18 avril 2008

RAMENER L’ESPRIT EN LUI-MÊME :

Une technique largement utilisée dans le bouddhisme tibétain – ainsi que le soufisme, le christianisme orthodoxe et l’hindouisme -, consiste à unir l’esprit au son d’un mantra. La définition du mantra est « ce qui protège l’esprit ». Cela qui protège l’esprit de la négativité, ou encore cela qui vous protège de votre propre esprit, est appelé mantra.
Quand vous vous sentez agité, désorienté, ou dans un état de fragilité émotionnelle, réciter ou chanter un mantra de façon inspirante peut modifier complètement votre état d’esprit, en transformant son énergie et son atmosphère. Comment cela est-il possible ? Le mantra est l’essence du son, et l’expression de la vérité sous forme de son. Chaque syllabe est imprégnée de la puissance spirituelle ; elle est la cristallisation d’une vérité spirituelle ; elle est la cristallisation d’une vérité spirituelle et vibre de la grâce de la parole des bouddhas. On dit aussi que l’esprit chevauche l’énergie subtile du souffle, le prana, qui emprunte les canaux subtils du corps et les purifie. Quand vous récitez un mantra, vous chargez votre souffle et votre énergie de l’énergie même du mantra, ce qui influe et votre énergie de l’énergie même du mantra, ce qui influe directement sur votre esprit et votre corps subtil. Le mantra que je recommande à mes étudiants est OM AH HUM VAJRA GURU PADMA SIDDHI HUM (que les Tibétains prononcent : Öm Ah Houng Benza Gourou Péma Siddhi houng). C’est le mantra de Padmasambhava, le mntra de tous les bouddhas, de tous les maîtres et de tous les êtres réalisés. A notre époque violente et cahotique, ce mantra possède une puissance de paix et de guérison, de transformation et de protection incomparable. Récitez-le doucement, avec une ttention profonde, et laissez votre souffle, le mantra et votre conscience, graduellement, ne faire qu’un. Ou bien chantez-le avec inspiration et détendez-vous dans le profond silence qui s’ensuit parfois.

 

© « Le livre Tibétain de la vie et de la mort » (Extrait) de Sogyal Rinpoché, moine Bouddhiste Tibétain, paru aux Editions de la Table Ronde

 

Nous vous invitons à regarder la vidéo, ci-dessous, où est magnifiquement chanté un mantra de Compassion.
Par la suite, nous vous présenterons d’autres articles ayant pour thèmes le mantra.
Pour découvrir tous les articles de notre blog sur le bouddhisme tibétain
nous vous invitons à cliquer sur le lien interne concerné, en bleu ci-dessous.

 

Témoignage : de l’ignorance de Dieu à un réveil en douceur, par Nidish

Jeudi 17 avril 2008

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Une dédication particulière, personnelle et affectueuse pour Idries Shah, qui, par son travail continuel pour faire connaitre la richesse de l’enseignement soufi, a permis à ma voix intérieure d’arriver à ma conscience. Je vous témoigne ici de cette merveilleuse expérience :

Depuis tout le temps, comme d’autres, j’ai œuvré pour m’améliorer. Autodidacte de moi-même, j’ai tout d’abord cherché dans les techniques sportives, j’ai pratiqué durant des années des sports individuels (athlétisme, cross) et des sports collectifs (Hand ball, basket). Des sports, je suis passé aux techniques d’expression (théâtre, mime, conte, masque, poterie, photo…) que j’ai pratiqué aussi pendant des années. Ce cycle de découverte épuisé, une épreuve dans ma vie – séparation – m’a amené à m’intéresser aux choses plus profondes du corps et de l’esprit. Ainsi, je me suis formé dans divers techniques de massages, musicothérapie, et d’autres, libérant l’histoire émotionnelle du corps. J’ai découvert, par l’expérience intérieure, que, dans notre vie, tout était mémorisé jusqu’à notre histoire fœtal, que son et lumière sont en rapport, que l’univers était en nous…

Dans les stages que je faisais, plusieurs fois de suite et de manière de plus en plus rapprochées, j’ai rencontré des personnes, d’horizons divers, qui pratiquaient la méditation et qui m’incitaient à la pratiquer aussi.

Vous pouvez trouver la suite dans :

- DE L’IGNORANCE DE DIEU à un réveil intérieur

Histoire – Enseignement : L’altruisme de l’incroyable Mulla Nasrudin

Mardi 15 avril 2008

Nasr Eddin Hodja est un ouléma mythique de la culture musulmane qui aurait vécu en Turquie, à une date indéterminée entre le XIIIe siècle et le XVe siècle. Sa renommée va des Balkans à la Mongolie et ses aventures sont célébrées dans des dizaines de langues, du serbo-croate au persan en passant par le turc, l’arabe, le grec, le russe et d’autres langues encore.
Son personnage s’est fondu à celui de Joha (au Maghreb) Jha, Djha ou Djouha. Le personnage de Joha, en Égypte, s’appelle Goha et en Turquie il s’appelle Nasreddin Hoca (prononcer Hodja), préexistait à celui de Nasr Eddin Hodja sans que l’on puisse clairement déterminer l’origine de ce personnage ingénu, faux-naïf du monde arabo-musulman. En Iran, on l’appelle Mollah Nasreddin et en Asie centrale Appendi, mais ce sont toujours les mêmes aventures que l’on raconte à son propos.
Ses histoires, courtes, sont morales, bouffonnes, absurdes… Une partie importante d’entre elles a la qualité d’histoire-enseignement.
Nasr Eddin vit en général à Akşehir (Turquie) où il a sa tombe canular vide.
Ses histoires ont parfois pour protagonistes le terrible conquérant Tamerlan (Timour Lang), pour qui il joue le rôle de bouffon insolent bien que les situations crées soient anachroniques. D’autres histoires mettent en scène son âne et sa première femme Khadidja ; il exerce parfois la fonction de Cadi voire d’enseignant dans une médersa.
Il aurait vécu aussi au VIIIe siècle à Koufa, un village d’Irak ; deux tombes existeraient : l’une dans un village d’Anatolie et l’autre en Algérie.
Tous ceux là, c’est Nasr Eddin Hodja qui les porte.
Voici une de ses innombrables histoires :

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Nashrudin essaye de se faire un turban avec une bande d’étoffe qu’on lui a offerte, mais en vain : elle n’est pas assez longue.
Dépité, il s’en va la mettre aux enchères.
Le crieur public en vante les qualités avec un tel enthousiasme que les offres ne cessent de monter.
Nasrudin enrage :
« Je ne peux plus supporter d’entendre dire tant de bien d’un méchant bout d’étoffe qui m’a donné tant de fil à retordre ! Pourquoi devrais-je en céder les défauts ? »
Il s’approche discrètement du dernier enchérisseur et lui glisse à l’oreille :
« Je te déconseille d’acheter cette mousseline pour en faire un turban : elle n’a pas la bonne longueur. »

Idries Shah

© « Les plaisanteries de l’incroyable Mulla Nasrudin » un livre d’Idries Shah paru aux Editions « Le Courrier du Livre » Collection soufisme vivant

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