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Archive de la catégorie ‘Sri Chinmoy : Histoires Enseignements’

“Et Siddhartha devient le Bouddha” joué au théâtre à New York, ici en vidéo, une pièce de Sri Chinmoy

Samedi 17 septembre 2011


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La troupe anglaise
Immortality Flame-Waves

En 1973, Sri Chinmoy a invité le Secrétaire Général des Nations Unies U Thant à présider la première représentation de sa nouvelle pièce de théâtre “Siddhartha devient le Bouddha” L’histoire relate la transformation du Prince Siddhartha en un grand Maître spirituel, le Seigneur Bouddha.… A la fin de la représentation, U Thant s’adressa à l’audience de manière très éloquente : “C’est un grand privilège de participer à cette expérience spirituellement si gratifiante. J’en suis extrêmement reconnaissant à notre estimé Maître, Sri Chinmoy qui a réalisé cette entreprise des plus innovantes… Je suis entièrement d’accord avec l’énonciation de Sri Chinmoy des aspects étiques et moraux du bouddhisme, qui à mon avis, devraient constituer pour chacun de nous la base de notre quête de la Lumière intérieure, de notre quête de Vérité…”

Depuis la pièce a aussi été jouée à Londres,
en juillet 2005, par la compagnie Immortality Flame-Waves, composée de disciples filles anglaises, et en France, à Paris, par la troupe Madal Théâtre composée de disciples garçons français, au Théâtre du Renard.

Ci-dessous, ce sont des disciples New Yorkais de Sri Chinmoy qui relatent l’histoire du Bouddha. La pièce est jouée au 45 Bleecker Street, dans un théâtre de Manhattan à New York. Vous trouverez sur ce blog deux passages du texte de la pièce écrite par Sri Chinmoy.

Les huit vidéos de la représentation ont une durée totale de 1h09mn.

Image de prévisualisation YouTube

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(suite…)

« Le vieil homme et la corde », une histoire enseignement transmise par Sri Chinmoy

Lundi 8 août 2011

 

La peur provient d’une ignorance profondément enracinée en nous. Nous ne voyons pas la Lumière avec notre vision intérieure. Nous ne voyons la Lumière qu’avec notre raisonnement humain limité, lié à la terre.

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A ce propos, j’aimerais vous raconter une histoire.

Un vieil homme qui marchait dans la rue un soir, vint à heurter un bout de corde qui trainait sur le sol. Comme il n’y avait pas de lumière, il crut que c’était un serpent. La peur s’empara de lui et il se mit à hurler et à courir le plus vite qu’il pouvait. Tout en courant il tomba et se cassa une jambe. Ses amis du voisinage l’entendant hurler et jurer s’approchèrent avec des bâtons. Il criait sans cesse en pensant qu’il y avait là un serpent. Quand ses amis s’approchèrent, ils crurent eux aussi qu’il y avait un serpent. Dans l’obscurité, ils se mirent à frapper la corde et en vinrent à se frapper les uns les autres.

Or, comme les cris continuaient, un autre groupe de gens s’approcha avec une lanterne et tous s’aperçurent qu’il s’agissait d’un simple bout de corde et non d’un serpent. Donc quand la lumière entra, ils découvrirent qu’il s’agissait d’une corde et non d’un serpent.

© Sri Chinmoy
Conférence donnée à l’American Centre for Arts à Paris
Le 13 novembre 1970
Extrait de la conférence
Extrait du livre “Mes Pétales de Rose”
Paru aux Editions du Centre Sri Chinmoy du Canada 

 

L’occultisme, le pouvoir, Dieu et le service à autrui, une Histoire-Enseignement de Sri Chinmoy

Dimanche 7 août 2011

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Il y a plusieurs sortes d’occultistes que nous pouvons classer en trois principales catégories : l’occultiste ordinaire, l’occultiste supérieur et l’occultiste de grande classe. Un occultiste ordinaire fait beaucoup de choses contraires à la loi divine, au décret de Dieu. Il fera pour sa renommée, certaines choses dangereuses et destructives. À ce propos, j’aimerais vous raconter une histoire :

Il y avait une fois trois occultistes. Le premier vivait près d’un restaurant. Comme il n’avait pas assez d’argent pour acheter quoi que ce soit, il menaçait chaque soir, par la voie occulte, le propriétaire du restaurant. Utilisant ses pouvoirs occultes il se faisait envoyer trois fois par jour les meilleurs repas. Cela dura des mois, des années. Se sentant chaque nuit menacé, le propriétaire du restaurant faisait envoyer tous les jours trois repas à cet occultiste.

Le deuxième occultiste habitait près d’un Palais de justice. Chaque jour il voyait des centaines de personnes entrer et sortir. Il leur disait les choses qui se passaient dans les coins les plus reculés du globe et tous en étaient émerveillés. Et le lendemain matin, les journaux confirmaient ce qu’il avait dit la veille.

Le troisième occultiste vivait près d’une église. Chaque jour, quand les chercheurs sincères entraient dans l’église, il priait le Seigneur Suprême d’accroitre leur aspiration, afin de hâter leur salut. Puis quand les gens sortaient de l’église après leurs prières, il adressait cette prière au Tout-Puissant :

 

(suite…)

« Les chansons de Tagore », une histoire vraie racontée par Sri Chinmoy

Mardi 1 décembre 2009

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Rabîndranâth Tagore
1861 – 1941
1er Prix Nobel de Littérature en Asie, en 1913

Il était une fois un petit garçon particulièrement doué du nom de Rabindrath Tagore. Le gamin était également très beau et très intelligent. Son père, riche et respecté, possédait de vastes terres et de nombreux domestiques. Rabindrath passait la majeure partie de son temps avec ces derniers. Il était le plus jeune de la famille et les serviteurs l’adoraient.

Un jour, il interpréta une chanson qu’il avait composée. Les paroles exprimaient l’idée suivante : « L’œil ne peut pas Te voir bien que Tu sois à l’intérieur du cœur. » Le garçon chantait avec beaucoup d’émotion et la mélodie était envoûtante.
Son père entendit son fils et en fut très ému. Il pria ses domestiques de lui amener le gamin.
- Peux-tu me chanter ce morceau encore une fois ? demanda-t-il à l’enfant.

Le petit garçon n’avait pas souvent l’occasion de voir son père, car celui-ci était toujours très occupé. Alors, même s’il était très honoré que son paternel l’ait fait venir, il avait peur de lui.
- Je suis ton père, lui dit l’homme. Ne sois pas timide. Chante pour moi, mon enfant. Le garçon s’exécuta. Le père fut si bouleversé qu’il entra en transe. Lorsqu’il en sortit, il se rendit dans son bureau et fit en chèque de cinq cent roupies à l’ordre de son fils. A cette époque, cela représentait une grosse sommes pour un enfant.
- Autrefois, les empereurs mongols rendaient hommage aux gens doués en leur offrant des cadeaux, le père expliqu’a-t-il à son fils en lui remettant le chèque. Les empereurs mongols n’existent plu, mais ton talent est si remarquable que tu mérites le même hommage. Le fils était très heureux et des plus ravis. Il couru montrer son chèque aux domestiques, qui le soulevèrent dans les airs. Ils étaient si fiers que leur petit héros soit devenu un si grand interprète.

Plus tard, Tagore devint le plus grand poète de l’Inde et gagna le prix Nobel. Il composa environ mille huit cents chansons, dont de nombreuses sont interprétées dans tout le pays, notamment l’hymne national indien Jana Gana. Rabindrath Tagor fut véritablement un génie créatif qui excellait dans tous les domaines artistiques. Vers la fin de sa vie, il se mit même à peindre. A titre de poète, de chanteur et de scénariste, il gagna l’amour et le respect de tous non seulement en Inde, mais aussi partout dans le monde.

Il demeure à l’avant-garde des poètes pour ses musiques, ses chansons et ses textes. Tagore restera éternellement unique. En 1961, le jour de son anniversaire, le monde entier a commémoré son centenaire.

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“L’Âme est un jardin”
Un livre de Sri Chinmoy
Edité par les Editions “AdA Inc.”
Canada

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© Textes extraits du livre “L’Âme est un jardin” de Sri Chinmoy, édité par les Editions “AdA Inc.” Canada
Copyright© 1994 Sri Chinmoy Tous droits réservés
Copyright© 2006 Editions “AdA Inc.” pour la traduction française

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Le Cygne d’or, une histoire vraie d’une incarnation du Bouddha

Samedi 5 septembre 2009


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Le Cygne d’or

Un écrit de Sri Chinmoy


Le Bouddha a raconté que cette histoire s’est déroulée pendant l’une de ses incarnations, alors qu’il était un homme ordinaire et qu’il vivait avec sa femme et ses trois filles. Il était toujours aimable avec les gens et sa famille l’aimait tendrement. Lorsqu’il mourut et qu’il rejoignit le royaume des âmes, il observa ce qui se passait sur terre et fut peiné de voir sa famille affligée par sa pauvreté. Alors, il retourna vers elle, incarnée en un magnifique cygne d’or.
- Je suis revenu auprès de toi sous cette forme, dit-il à son épouse. Je reviendrai chaque mois et je laisserai une de mes plumes d’or afin que tu puisses la vendre et ainsi couvrir tes dépenses.
Et c’est ce qu’il fit : chaque mois, il vint et laissa une plume dorée.
L’épouse était très heureuse et ses filles semblaient ravies de voir leur père.Le cygne restait quelques minutes puis repartait.
Un jour, une pensée traversa l’esprit de l’épouse : « Soit mon mari ne viendra plus régulièrement, soit il décidera de ne plus me rendre visite, soit encore il deviendra vieux et mourra. La prochaine fois, il vaudrait mieux que je l’attrape et que je l’étrangle de manière à avoir toutes ses plumes. »
Lorsqu’elle en parla à ses filles, ces dernières furent choquées.
- Comment oses-tu seulement y songer, mère ?
- D’accord, je ne l’étranglerai pas, répondit la femme, mais je vais lui retirer toutes ses plumes. S’il ne peut plus voler, ce ne sera pas grave. Vous prendrez soin de votre père.
- Nous l’aimons si fort, dirent ses filles. Il est bon pour nous. Ne fais pas ça. Père aurait pu choisir de rester au royaume des esprits, mais il est venu sous la forme d’un cygne pour nous aider. C’est une grande manifestation d’amour.
Or la mère ne les écouta pas. Lorsque l’oiseau revint le mois suivant, elle l’attrapa par le coup et lui ôta ses plumes une par une.
C’était très douloureux et le cygne implora pitié.
- Mais pourquoi fais-tu cela ? demanda-t-il à sa femme. J’ai été généreux avec toi !
Lorsqu’elle eut terminé, l’oiseau avait très mal et ne pouvait pas voler. Puis, soudain, les plumes d’or se transformèrent en plumes blanches ordinaires. L’épouse cupide était malheureuse  et ses filles ployaient sous le chagrin. Mais que pouvaient faire les trois sœurs ? Leur mère s’était montrée si cruelle.
Puis, la femme se rendit dans sa chambre et ouvrit la boite dans laquelle elle conservait les plumes d’or. Elle savait qu’elle en possédait suffisamment pour couvrir ses frais pendant au moins six mois. Or, en ouvrant la boite, elle découvrit que les plumes n’étaient plus en or. Elles s’étaient aussi transformées en plumes blanches.Les trois filles nourrirent le pauvre cygne tous les jours et lui prodiguèrent amour et affection. La mère se sentait impuissante. « Tout ça est arrivé à cause de ma cupidité », se dit-elle.
- Regarde ce que tu as fait ! lui reprochèrent ses filles. Même si père n’était pas venu pendant six mois ou un an, nous aurions pu vivre confortablement avec les plumes que tu avais conservées. Maintenant, il n’a plus de plumes d’or.
- C’est notre destin, déclara le père.Lentement mais sûrement, les plumes du cygne repoussèrent, mais parfaitement blanches cette fois et, finalement, l’oiseau put s’envoler. Les filles étaient contentes que le volatile soit libre. Désormais, il pourrait être heureux.
La mère était malheureuse non pas parce que l’oiseau s’était envolé, mais parce que la stupidité dont elle avait fait preuve l’avait ramené à une vie de pauvreté.

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© photo Nidish

Une histoire vrai d’un enfant en rencontre de brigands, de Sri Chinmoy

Jeudi 12 juin 2008

Une citadelle de force

Il fut une époque où les brigands tourmentaient le peuple du Bengale. Ils informaient les habitants de certaines maisons qu’ils allaient les vandaliser, ce qu’ils faisaient effectivement. Ils brutalisaient les femmes, torturaient les servantes, volaient tout l’argent possible et causaient de gros dégâts. En conséquence, bien des gens riches quittaient la ville alors que ceux qui ne le pouvaient pas vivaient dans une angoisse permanente.
Un jour, les brigands informèrent une famille en particulier qu’ils allaient bientôt la vandaliser. Les servantes avaient terriblement peur. certaines d’entre elles décidèrent de quitter la maison tandis que les autres ne savaient que faire. Finalement, elles se mirent d’accord pour partir et laisser les brigands prendre tout ce qu’ils voulaient. Au moment où elles allaient sortir, un jeune garçon de la famille, âgé de seulement douze ans, s’adressa à elles.
- Non ! Je ne partirai pas, leur dit-il. Allez-vous-en si vous voulez. Les brigands ne voleront rien. Je peux vous le garantir.
Son oncle fut profondément surpris d’entendre ces paroles.
- Ah, je vois ! s’exclama-t-il. Tu veux jouer au héros ! Si tu restes, ils te tueront !
- Ils ne le feront pas, de répondre le garçon. Mais partez. J’ai quelques amis spécialistes en arts martiaux qui vont combattre les brigands.
- Ne sois pas stupide, le réprimanda l’homme.
- Mon oncle, implora le neveu. Donnez-moi une chance. Je ne serai pas blessé et je vous assure que rien ne sera volé.
- D’accord, mon enfant. Fais comme tu le souhaites, se résigna à dire l’oncle.
Alors, le garçon alla chercher ses amis qui connaissaient l’art de l’autodéfense ainsi que la façon d’attaquer les gens avec des bâtons.
Lorsque les brigands arrivèrent, ils y eut une grosse bataille. Plusieurs personnes furent gravement blessées, mais aucune ne trouva la mort. A la fin, les malfaiteurs furent défaits, grâce à l’incroyable force intérieure que possédait le jeune garçon.
Plus tard, le courageux petit homme devint l’empereur du Bengale : Bankin Chandra Chatterji. Son remarquable courage, sa ferveur patriotique, son sens visionnaire et l’immense inspiration qu’il suscitait ont éveillé le grand sous-continent indien.

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Un amour inconditionnel, une histoire de Sri Chinmoy

Jeudi 5 juin 2008

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Elle prête de l’argent avec sagesse

Il était une fois un homme très riche, extrêmement cruel et avare. Sa femme était d’une grande bonté, affectueuse et empathique. Personne n’aimait le mari, mais tout le monde estimait l’épouse. « Dieu m’a donné ce méchant mari, mais que faire d’autre que de l’aimer puisque tout le monde le déteste ? » pensait la femme. Elle était bonne pour lui et le servait jour et nuit.

Le couple vit la famine déferler sur la région où il habitait et de nombreux villageois vinrent lui demander de l’aide. L’épouse donna de l’argent à chacun et prodigua affection et sympathie. Le mari, en dépit de son avarice, ne s’offusqua pas de cette générosité. « Tant que ce n’est pas moi qui donne, je n’ai rien à dire », pensait-il.
La femme aimait bien faire la charité.
- Nous ne faisons qu’emprunter cet argent, lui disaient les gens. Nous vous le rembourserons.
- Non, nous vous le rendrons quand la famine sera finie, s’objectaient les villageois.
- Si vous souhaitez absolument me remettre la somme, vous le ferez le jour où mon mari mourra, répliquait-elle.
Certains furent choqués. D’autres pensèrent qu’elle parlait ainsi parce que le jour où son conjoint mourrait, les funérailles lui couteraient cher.
Un jour, la mère tint ces propos étranges en présence de l’un de ses fils. Jusque-là, le garçon chérissait ses deux parents, mais il fut choqué d’entendre de telles paroles sortir de la bouche de sa mère. il alla trouver son père.
- Mère a demandé aux gens de la rembourser après ta mort, lui confia-t-il.
- Comment peut-elle dire une telle chose ? s’étonna le père. Elle donne toujours de l’argent sans compter ; pourquoi demanderait-elle aux villageois de le lui rendre et pourquoi après ma mort ?
– Le mari alla trouver sa femme.
– Pourquoi as-tu demandé aux gens de te rembourser après mon décès ? s’enquit-il.
Tu ne comprends pas, répondit-elle. Vois-tu, les gens ne t’aiment pas. En fait, ils te détestent. Tout le monde souhaite que tu meures, mais plusieurs ont reçu beaucoup d’argent et, par nature, les gens ne veulent pas rembourser ce qu’on leur donne. A partir de maintenant, plutôt que de souhaiter ta mort, ils vont prier pour que tu restes en vie afin de ne pas devoir me rembourser. j’espère que tu vas vivre longtemps, très longtemps, bon et gentil. Je t’avoue que j’ai joué un tour aux villageois. Ainsi, ils prieront tous les jours pour toi. Peu importe l’argent ! je veux que tu demeures longtemps à mes côtés.
Le mari fut extrêmement touché par la sagesse et l’amour de sa femme, et il s’engagea à avoir plus de compassion pour les autres.

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Une histoire de roi, par Sri Chinmoy

Jeudi 22 mai 2008

 

Nasir Uddin et l’oracle

Nasir Uddin était un roi très pieux. Il refusait de retirer de l’argent des coffres de son royaume pour ses besoins personnels. Pour gagner quelque argent, il recopiait le Coran à la main et vendait les exemplaires. De plus, il confectionnait des objets qu’il liquidait.
Un jour, un grand oracle vint lui rendre visite au palais. Nasir Uddin était alors en train de recopier le Coran et l’oracle l’observa quelque temps. Au bout d’un moment, le roi cessa d’écrire et commença à parler à son serviteur.
- Votre Majesté, lui fit remarquer l’oracle, vous avez malheureusement fait une erreur en recopiant. Nasir encercla le mot à corriger, l’effaça et le remplaça par celui que l’oracle lui avait suggéré. Celui-ci fut heureux que le roi l’ait écouté. Quand il quitta le palais, le roi effaça le nouveau mot pour réécrire celui d’origine.
- Pourquoi faites-vous cela ? Ses gardes lui demandèrent-ils. Si le mot était exact au départ, pourquoi l’avoir changé ?
- Bien que je sois un roi, leur répondit le souverain, il est un oracle et il en connait bien d’avantage que moi dans ce domaine. Malheureusement, il se trouve qu’il faisait erreur dans ce cas-ci. Cependant, si je le lui avais dit, sa fierté aurait été blessée. j’ai inscrit le mot incorrect pour ne pas l’embarrasser. Toutefois, je ne peux pas laisser les choses ainsi. Sinon, quiconque achètera l’ouvrage y trouverait l’erreur.
Le roi fit une pause et poursuivit.
- Il n’est pas utile de blesser les gens, même quand vous êtes dans votre bon droit. Je peux facilement être humble, surtout en ce qui concerne l’apprentissage livresque. Si l’oracle avait cherché à me conseiller sur ma façon de diriger le royaume,croyez-vous que je l’aurais écouté ? La gestion de mon territoire, c’est mon affaire. Or, il est toujours bon de respecter les connaissances de quelqu’un dans son propre domaine.

C’est un privilège exceptionnel
de posséder la beauté
d’un esprit serein,
la pureté d’un cœur aimant
et
la divinité d’une vie humble.

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Copyright© 2006 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Présentation à partir d’une recherche sur Wikipédia :
Nasir ud-Dîn Mahmûd
, Nasir ud-din Firouz Shah (1246-1266) était un dirigeant musulman turc et Sultan de Delhi.

Mahmud était connu pour être très religieux, passant le plus clair de son temps dans la prière. Sa renommée est fondée sur l’aide qu’il a apporté aux pauvres et aux malheureux.
Son tombeau fortifiée a été réalisé par Iltutmish (
connu sous le nom Ghari Sultanen) en 1231, dans la zone Kunj Vasant, à proximité de Mehrauli, à New Delhi. La chambre funéraire octogonale, est l’un des plus beaux exemples de l’architecture de la dynastie Mamlouk , dont le Minaret de Qutub fait aussi partie.

Une histoire de voleur jaloux, de Sri Chinmoy

Dimanche 18 mai 2008

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Le gobelet en or du voleur

 

Deux voleurs étaient bons amis mais également très jaloux l’un de l’autre. La vie humaine est ainsi faite : l’amitié et la jalousie vont de pair.
Une nuit, arès être allés voler, ils se rencontrèrent dans la rue. L’un des deux avait un superbe gobelet e or.
- Où as-tu trouvé cela ? lui demanda l’autre.
- Je l’ai volé dans la maison d’un ermite.
- Mais comment un ermite pourrait-il posséder un si beau gobelet. ?

- Je n’en sais rien, mais il a de nombreux disciples. C’est peut-être un cadeau. L’homme se soucie guère d’avoir une tasse en or ou un gobelet en terre cuite. La plupart du temps, il reste assis au pied d’un arbre près de sa petite maison, à prier ou à méditer. Il n’a que faire de ce qu’il possède. Ses disciples déposent des objets de grande valeur dans sa maison mais, lui, il est au-dessus de tout cela car il n’est pas attaché aux biens matériels.
Son ami était jaloux que l’autre ait mis la main sur un si beau gobelet.
- J’ai décidé de cesser de voler, lui annonça-t-il.
- Comment ? Pourquoi ferais-tu cela ? lui demanda l’autre.
- Voler n’est pas bien, répondit-il. Je vais rendre à leurs propriétaires tous les objets que je leur ai volés. Il est vrai que ceux que j’ai déjà vendus, je ne peux pas les rendre. Cependant, je vais retourner tout ce que je peux et avouer aux propriétaires que je les ai pillés.
Il réfléchit un moment et poursuivit.
- Tous les gens me regardent de travers parce qu’ils savent que je suis un voleur. Par conséquent, je renonce à chaparder. Ainsi, les gens m’app’écieront et m’estimeront. Je veux qu’on m’aime ; alors, je désire devenir une bonne personne. Je commence demain.
L’autre voleur était étoné e jaloux que son ami ait eu l’idée en premier.
- Tu commences demain ?

- Oui.
- Alors, moi, je vais commencer maintenant.
- Il courut vers la hutte de l’ermite et y entra.
- Je viens vous demander conseil, dit-il en se prosternant. J’ai été très occupé durant la journée et c’est pourquoi je viens ce soir. En fait, ce n’est pas pour moi. Il s’agit du problème d’un ami et, si vous pouviez le résoudre, je vous en serais très reconnaissant.
- De quel problème s’agit-il ?

- Mon ami est un voleur et il prétend qu’il va rendre les objets qu’il a volés et mener une vie nouvelle et meilleure. Que devrait-il faire maintennt ?

- Que veux-ti dire ?
- Supposons que j’ai volé quelque chose à quelqu’un et que je désire lui rendre l’objet, est-ce que je ferais bien de lui avouer mon larcin ?
- Oui, car si tu agissais ainsi, Dieu pourrait te pardonner.
- Mais si jamais le proprétaire du bien volé n’en veut pas, que faut-il faire , Il se peut qu’il soit dégouté en songeant que son bien est désormais souillé du fait qu’il a été subtilisé par un sale voleur. Un voleur impur.
- Dans ce cas, le voleur peut garder l’objet. C’est au propriétaire de décider s’il le reprend ou non. Sinon, le voleur ne peut êtreblamé de le conserver.
Le voleur sortit le gobelet et le remit à l’ermite.
- D’où cela vient-il ? lui demanda l’ermite.
- De votre maison.

- L’ermite, qui était sans cesse en transe, ne reconnut pas son bien.
- Tu l’as pris chez moi ?
- Oui. S’il vous plait, reprenez-le.
- Maintenant que tu le possèdes, il est à toi, dit l’ermite. Tu en as davantage besoin que moi. Autrement, tu ne l’aurais pas volé. Je prie Dieu et médite sur Lui. Pourquoi aurais-je besoin d’objet de valeur ? une tasse ordinaire me suffit largement. je ne peux pas dire que tu sois impur. Tu es un enfant de Dieu, comme tout le monde. Mais je ne savais pas que ce gobelet m’appartenait et je n’en ai pas besoin. Il est à toi maintenant. Je n’en veux pas.
Lorsque le voleur est revenu, son ami l’attendait toujours. Celui-ci ne fut pas surpris de constater que l’autre avait encore la belle tasse entre les mains.
- Je suis allé voir l’ermite, dit le voleur, mais il n’a pas voulu que je lui rende son bien. Il a dit qu’il n’en avait pas besoin et que le gobelet me servirait davantage qu’à lui.
L’autre voleur fut encore plus jaloux de voir que son ami possédait toujours le superbe gobelet en or. En fait, il n’avait pas vraiment décidé de tourner la page sur son passé et de rendre tous les objets qu’il avait volés. C’était par jalousie qu’il avait essayé d’inciter son ami à rendre la tasse. Son plan avait échoué et, ce qui était pire, c’est que sa jalousie avait augmenté car son ami était devenu une personne infiniment meilleure.

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Une histoire d’homme, de Sri Chinmoy

Vendredi 16 mai 2008

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Le patriote et le chef des brigands

Il était une fois un grand patriote qui avait conquis le cœur de tout le monde en Inde, surtout les Bengalis. L’homme était connu comme le plus grand de tous les chefs. Il avait fait de brillantes études universitaires et affichait une profonde affection pour les gens portés sur la spiritualité. Il aidait les pauvres, les malades et les miséreux chaque fois qu’il le pouvait.
Alors qu’il était jeune, le choléra se déclara à Calcuta et les gens riches quittèrent la ville. Lorsque l’épidémie éclata, il n’y avait pas de traitement pour ls pauvres. Alors, l’homme se rendit dans le quartier le plus défavorisé de la ville et soigna les malades.Les brigands, qui prolifèraient à cet endroit, lui lancèrent des menaces.
- Ne viens pas nous déranger, lui dirent-ils. Nous ne voulons pas de toi. Tu es instruit et tu viens d’une famille riche, tandis que nous sommes pauvres et ignorants. Laisse-nous tranquilles.
- Faites ce que vous voulez, répliqua courageusement le jeune homme. Si vous désirez me tuer, faites-le. Je suis venu au monde pour prendre soin des autres. Je continuerai à apporter de l’argent et de la nourriture aux pauvres et aux malades, et j’essaierai de les aider de mon mieux.
Un jour, le chef des brigands vit que son fils unique était atteint par le choléra. Alors, le jeune homme vint chez lui et s’occupa du garçon : il lui donna à manger et le soigna. Le chef des brigands en fut profondément touché.
- Je t’avais prévenu de ne pas revenir ici, fit-il remarquer au jeune homme. Pourtant, tu as bravé mes menaces pour aider mon propre fils. Tu es courageux.
- Ce n’est pas une question de bravoure, mais de nécessité. Je vois Dieu dans chaque être humain. Lorsque quelqu’un souffre, je sens qu’il est de mon devoir de l’aider. Il faut porter secours aux autres quand ils sont en difficulté.
Le chef des brigands se prosterna devant le jeune homme.
- Tu n’es pas humain, lui dit-il, tu es divin.
Ce leader et patriote sans égal n’était nul autre que Netaji Subhas Chandra Bose.

Le cœur de chaque être humain
peut laisser derrière lui un héritage
de compassion
qui illuminera le monde entier.

 

 

NOTE de Nidish : Ce qui est remarquable et admirable dans l’œuvre grandiose de Sri Chinmoy, c’est qu’Il a écrit des petites biographies comme celle-ci, des chants, des histoires, commentaires, sur des centaines de personnes, révélant au monde, les qualités les plus belles de ces individus.

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