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Archive de la catégorie ‘Sri Chinmoy : Théâtre Textes’

Ecrit pour le Théâtre (extrait), de Sri Chinmoy : « Le Fils », biographie de la Vie du Seigneur Jésus Christ (Scène 1 : Au Paradis avec Dieu)

Vendredi 24 décembre 2010

Le Père – Le Fils

Au Paradis

Le Père : Mon fils, j’ai un merveilleux projet. Je veux t’en faire part. J’aimerais que tu descendes sur terre pour y jouer un rôle essentiel.

Le Fils : Père, mon Père…excellente idée !

Le Père :  Tu sais que travailler sur terre, transformer la conscience terrestre, est une tâche d’une difficulté inouïe.

Le Fils : Mais… Père… je ne veux pas manquer cette occasion-là. Et puis… je sais bien que Tu m’accorderas toutes les capacités que demande ce pèlerinage sur terre. Père, puisque je n’ai aucune hésitation, pourquoi attendre ?

Le Père (avec un grand sourire) : Fils, tu seras sur terre trente-trois-ans !

Le Fils : Seulement trente-trois ans ! Comment vais-je accomplir ma tâche ?

Le Père : Fils, tu le peux et tu le feras. Sur terre, certains se promènent, d’autres marchent d’un bon pas, tandis que d’autres courent. En ce qui te concerne, non seulement tu courras au plus vite, mais tu manifesteras le plus Haut. Ton corps séjournera sur terre trente-trois ans. Mais ta Conscience guidera la conscience terrestre à jamais. Mon fils, tu diras au monde que tu es le Chemin… que tu es le But.

Le Fils : Père, Tu viens de me plonger dan l’océan de la confusion…

Le Père : Pourquoi, mon fils ? Comment cela ?

Le Fils : Krishna, Bouddha… d’autres encore m’ont précédé. Et je sais qu’après mon départ, d’autres me succèderont. S’il en est ainsi, pourquoi affirmerais-je au monde que je suis seul le Chemin et le But ?

Le Père : Mon fils, en disant tu, J’etendais vraiment : aspiration. En disans tu, J’entendais vraiment : Rédemption. Tu incarnes l’aspiration, la voie. Tu incarnes la Rédemption, le But. C’est toi, l’aspiration et la Rédemption qui va Me servir, Me manifester, Me combler sur terre. Mon fils, Ma philosophie est-elle claire por toi désormais ?

Le Fils : Mieux que cela. Naturellement, c’est Ta Compassion qui a tout clarifié.

Le Père : Je Me réjouis  que tu M’aies compris. Je Me réjouis que tu Me révèles sur terre. Je Me réjouis que tu Me combles sur terre. Souviens-toi que tu es Mon instrument. Nimitta matram Bhava savyasachin.

Le Fils : Père, qu’elle langue parles-tu ? Etrange, et pourtant séduisante…

Le Père : Ah ! … fils… ne la connais-tu pas ? C’est du sanscrit. Je viens de prononcer les paroles sublimes de ton frère Krishna. Parlant à son disciple favori, il lui dit : « Ô Arjuna, deviens Mon instrument. » Toi aussi, tu enseigneras à tes disciples et à tes proches comment l’on devient un instrument divin. Fils, voici quelque chose qui va te fasciner ou au moins te divertir… Durant ton séjour terrestre, tu te rendras dans cette partie du monde où le Ecritures sont enseignées en sanscrit. Elles t’apprendront énormément. Tu passeras un an là-bas. Cette année sera d’une grande portée pour ta vie intérieure.

Le Fils : Comme le sanscrit est étrange ! Comme il est doux ! Père, peux-Tu répéter ce que Tu viens de dire ?

Le Père : Nimitta matram bhava savyasachim.

Le Fils : Je Te remercie, Père. Je sais que je ne suis que Ton humble instrument. Voilà tout.

Le Père : Fils, tu connais le secret suprême : l’humilité. C’est ton humilité qui te vaudra le triomphe le plus sublime. Fils, tu Me comprends et Je te comprends. Mais le monde, lui, ne te comprendras pas. Tu offriras à l’humanité ce que tu as et ce qu tu es : l’amour, la sollicitude et la compassion à l’infini. Mais le monde se méprendra gravement sur ton compte. Des hommes ténébreux, infâmes et intolérables te tueront.

Le Fils : Me tueront ! Pourquoi ? Comment ?

Le Père : Pourquoi ? Parce qu’ils sont ignorants. Comment ? En te crucifiant.

Le Fils : En me crucifiant ? Père, dis-Tu vrai ?

Le Père : Oui, mon fils. Hélas, oui. Mais tu sais bien que seul le corps est détruit. Pas l’âme. L’âme est immortelle. L’oiseau de ton âme, une fois sa cage brisée, retournera spontanément vers sa Source divine.

Le Fils : Père, comme ces gens sont ingrats !

Le Père : Fils, la gratitude n’est pas encore née sur terre, et J’ignore si elle y verra jamais le jour. Mais lors de ta crucifixion, il ne faudra pas penser que je t’ai abandonné. L’humain en toi le croira, mais pas le divin. Puisque tu t’incarnes en homme, il te faut bien agir de temps en temps comme un homme. Sans cela, il n’y aurait pas de jeu. Les gens verraient un fossé infranchissable entre ta pureté, ta luminosité, et leurs vies impures et obscures. Du coup, ils n’essaieraient même plus de dépasser leurs limites terrestres. La lumière doit descendre dans les ténèbres. c’est le seul moyen pour qu’elle les illumine. Pour transformer la conscience de l’humanité, il faut s’unir à elle. Il faut devenir une partie intégrante de l’humanité. Il faut agir parfois au niveau des gens, conformément à leur compréhension réduite. Mon fils, il n’est pas d’autre moyen. Au terme de ton voyage, l’homme en toi dira : « Père, pourquoi m’as-Tu abandonné ? » Mais le divin en toi proclamera : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font ! » Mon fils, Je te promets que l’homme agonisant en toi sera immédiatement réconforté et pris en charge par Moi. Le divin rayonnant en toi ne fera pas que t’immortaliser, il accélèrera Ma pleine manifestation sur terre.

Ecrit pour le Théâtre (extrait), de Sri Chinmoy : « Le Fils », biographie de la Vie du Seigneur Jésus Christ (Scène 2 : L’apparition de l’Ange à Marie)

Jeudi 24 décembre 2009

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L’Immaculée Conception – Notre Dame de Fautimont (34)

L’Ange – Marie

Chez Marie. Un Ange apparait :

L’Ange : Marie, Marie, je t’apporte un message très singulier d’en haut.
Marie : Singulier… dans quel sens ?
L’ange : Dans un sens divin… lumineux.
Marie : Ah… dis-moi alors… dis-moi !
L’Ange : Le Seigneur grandit en toi.
Marie : Le Seigneur…
L’Ange : Le seigneur de l’univers.
Marie : Que dis-tu ? Je ne te crois pas. Je n’en crois rien… Pour l’amour de Dieu, ne me torture pas !
L’Ange : Marie… Moi… te torturer ?
Marie : Oui, tu me tortutes. Un torrent de peur se déverse en mon cœur. Une tempète de doute obscurcit mon esprit.
L’Ange : Ne crains pas, cela ne te sied pas. Ne t’ouvre pas au doute, Marie ; cela ne te sied pas. Ecoute mon secret : tu personnifies l’Infini ; ton cœur Eternité ; ta vie Immortalité. Marie… Jésus, le fils de Dieu est en toi. Il sauvera son peuple. Il règnera à jamais sur le monde. Veux-tu savoir comment ?
Marie : Oui… comment ?
L’Ange : Pas avec le pouvoir des armes, mais avec le pouvoir de son cœur, le pouvoir de son amour.
Marie : Pouvoir du cœur… pouvoir de l’amour… sont-ils différents l’un de l’autre ?
L’Ange : Non, ils sont une même chose. Le cœur est amour. L’amour est cœur.
Marie : Me voici enfin heureuse. Tu viens de me livrer le message suprême. Que puis-je t’offrir en retour ?
L’Ange : Rien. Aie simplement foi en ce que je dit.
Marie : je te crois. J’accepte avec gratitude ton message.
L’Ange : Marie, ton acceptation de mon message est ma récompense. Mari, tu es immaculée. Tu es grande. Tu es divine. Avant de te quitter, Marie, j’ai autre chose à t’annoncer. Ta cousine Elisabeth donnera aussi naissance à un enfant…
Marie : Formidable ! Je m’en vais lui rendre visite.
L’Ange : Excellente idée.
(L’Ange disparait)
Marie : Ô Seigneur, Tu me donnes Ton enfant bien-aimé. Je suis ignorante. Je ne sais rien. Mais je sais que Tu es le Pardon, la Compassion et l’Amour incarnés.
(Elle chante)
Qu’il est simple d’apprendre le message lumineux de mon Dieu.
Qu’il est aisé d’accomplir Sa tâche rayonnante.
En moi chante et danse Son Jour de Nectar.
En Son Ciel de Gloire mon But et moi baigneront.


© « Le fils » une pièce de Sri Chinmoy- Centre Sri Chinmoy
© Photo «  »Notre Dame de Fautimont » de Nidish

A la même date, l’an prochain,
Vous trouverez un autre extrait :
La Scène 1
: « Au Paradis »

Et Siddhartha devint le Bouddha : Un écrit, pour le théâtre, de Sri Chinmoy

Samedi 5 septembre 2009

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Sri Chinmoy a écrit pour le théâtre l’histoire du Bouddha, à partir de cette première scène présentée ici avec la seconde qui présentent le prince indien Siddhartha, jusqu’à son départ de ce monde terrestre à l’âge de quatre vingt ans.

 Le protecteur et le destructeur

 

LE PRINCE SIDDHARTHA
DEVADATTA, son cousin
UN JUGE

 Scène 1 :

D’humeur contemplative, le Prince Siddhartha se promène dans le jardin. Soudain, un oiseau s’abat à ses pieds.


SIDDHARTHA :
Oh, pauvre oiseau ! Mon cœur saigne pour toi ? Qui a fait cela ? Qui t’a blessé ? Qui t’a envoyé cette flèche ? Pauvre oiseau innocent ! Il faut que je te retire cette flèche. (Il la retire) A présent je vais te soigner.

Arrive Devadatta, le cousin de Siddhartha.

DEVADATTA : Siddhartha, cet oiseau est à moi. De quel droit le gardes-tu ? Donne le moi !
SIDDHARTHA : Non, cet oiseau est à moi, Devatta.
DEVADATTA : A toi ! Je l’ai abattu. Il m’appartient. C’est ma flèche. J’ai visé l’oiseau et il est tombé ici. Il est à moi, à moi, c’est ma propriété.
SIDDHARTHA : Devadatta, si je n’avais pas retiré la flèche du corps de l’oiseau, il serait mort à cette heure.
DEVADATTA : La question n’est pas de savoir s’il serait mort ou pas mort. Il est vivant, et c’est mon bien. C’est ma force, mon adresse, mon Habileté qui ont jeté cet oiseau à terre. Tu ne peux pas te l’approprier. Tout le monde t’apprécie et t’admire pour ton grand cœur et ta bonté. Mais que le monde apprécie maintenant mon adresse ! Sois satisfait de ce que tu as : l’amour. Et je serai satisfait de ce que j’ai : la force. Ce sont ma force et mon habileté d’archer qui méritent l’oiseau, et non pas ton amour.
SIDDHARTHA : Ô Devadatta, tu as le pouvoir de tuer, et j’ai le pouvoir d’aimer. Mais puisque je tiens ce pauvre animal innocent, tu ne l’auras pas.
DEVADATTA : Siddhartha, il y a un temps pour écouter ta philosophie, et il y a des gens pour le faire. Mais je ne suis pas de ceux-là, et ce n’est pas le moment. Tu peux défendre ta philosophie devant ceux qui veulent te ressembler, qui veulent vivre sur la lune et n’ont pas de sens pratique. Dans la vie, il faut être réaliste. La vie demande de la force, de la vigueur. Mais ta vie est une vie de paresse et de fausse bonté. Tu dois être fort. Tu es le Prince, et bientôt tu devras régner. Ce genre d’attitude fausse ne te seras d’aucun secours.Ce que j’ai fait aujourd’hui, tu le feras un million de fois. J’ai failli tuer un oiseau. Mais tu tueras des hommes un jour. alors, il te faudra changer de philosophie.
SIDDHARTHA : Non, Devadatta, ma philosophie restera toujours la même. C’est la philosophie de la compassion, et non pas celle de la destruction.
DEVADATTA : Reste donc avec ta philosophie, et je garderai la mienne. Ma philosophie est la force. La tienne est la compassion. Excellent. Maintenant rends-moi mon oiseau.
SIDDHARTHA : Non, désolé, je ne te le rendrai pas.
DEVADATTA : Es-tu prêt à aller devant le tribunal pour cet oiseau ?
SIDDHARTHA : J’y suis tout à fait prêt.

Scène 2 :

LE JUGE : Prince, pourquoi garder un oiseau qui appartient à un autre ? C’est vrai, vous avez de la compassion, vous avez de l’amour pour l’oiseau.Vous avez de l’amour pour toute chose. Mais la justice dit que l’oiseau appartient à Devadatta. C’est lui qui a abattu l’oiseau. C’est son bien.
SIDDHARTHA : Vénérable Juge, je ne connais rien à la justice, mais mon cœur me dit que le véritable propriétaire est celui qui donne la vie, pas celui qui la prend. Mon cœur saignait pour l’oiseau et je l’ai sauvé. Je suis prêt à donner ma vie pour cet oiseau.
DEVADATTA : Siddhartha, tu sais parler ! Tu sais parfaitement que personne ne te tuera à la place de l’oiseau. Ne montre donc pas ta fausse compassion.
LE JUGE : Devadatta, je suis le juge. Je veux l’entendre encore.
SIDDHARTHA : Monsieur, je pense que l’oiseau m’appartient, parce que j’ai sauvé sa vie. Devadatta l’a quasiment tué. Dites-moi s’il vous plait qui est le plus important, le sauveur de la vie, ou bien le destructeur de la vie ?
LE JUGE : Prince, je suis d’accord avec vous. Le protecteur de la vie est infiniment plus important que celui qui la détruit. Vous avez sauvé la vie de l’oiseau. Par conséquent, vous avez le droit de le revendiquer. Il est à toi. Celui qui protège la vie, ou qui redonne la vie, est le vrai propriétaire, et non celui qui l’accapare ou la détruit. Aujourd’hui vous avez offert votre vie pour un oiseau. Un jour viendra, je le pressens clairement, où vous offrirez votre vie pour toute l’humanité. Votre cœur gémira pour sauver le cœur saignant de l’humanité. Votre cœur criera pour illuminer l’esprit obscurci de l’humanité. Votre âme pleurera pour élever la conscience de l’humanité.
DEVADATTA : Siddhartha, aujourd’hui ton pouvoir d’amour a gagné. Mais un jour viendra où je te vaincrai par mon pouvoir de destruction. Tu verras que la force vainc l’amour.
SIDDHARTHA : Devadatta, tu as tort. L’amour vaincra toujours, car l’Amour est le pouvoir qui peut tout.

© Textes extraits du livre “Et Siddhartha devint le Bouddha”
Les Editions de “La Flûte d’Or” régulent la diffusion en France des écrits de Sri Chinmoy

http://www.laflutedor.com/

Copyright © 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Ces deux scènes peuvent facilement être jouées par de petits groupes ; porteuses d’une philosophie élevée, chacun en tirera un bonheur intérieur à y participer. Les textes et musiques de Sri Chinmoy sont toujours utilisés pour des représentations à entrées gratuites.
Quand les disciples de Sri Chinmoy ont monté la pièce intégrale, il n’y avait aucune mixité chez les acteurs. Quand la mise en scène était réalisée par une fille, tous les acteurs, même pour les rôles masculins, étaient des filles. Quand les acteurs sont des garçons, il n’y a que des garçons pour tous les rôles, même les rôles féminins . La pièce intégrale a déjà été jouée à Paris, Londres, New york… par des groupes différents.

Théatre : “ET SIDDHARTHA DEVINT LE BOUDDHA” (Extrait), une pièce de Sri Chinmoy

Samedi 19 avril 2008

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Bouddha de Tian Tan (天壇大佛) Ngong Ping, île de Lantau, Hong Kong

Scène : Sariputra, tu es un idiot.

LE BOUDDHA
SON DISCIPLE SARIPUTRA

SARIPUTRA : Ô Seigneur Bouddha, je suis certain que tu es le plus grand de tous les Maîtres spirituels. Personne avant toi n’a atteint une telle hauteur, et personne après toi ne pourra t’égaler. Tu es sans égal. Tu resteras toujours inégalé. Personne n’est parvenu jusqu’à ta réalisation, et jamais personne n’y parviendra.
LE BOUDDHA : Sariputtra, comment sais-tu que personne avant moi n’a atteint ce que j’ai atteint ? Et comment peux-tu énoncer ce genre d’affirmation ? Sais-tu quoi que ce soit du passé ? Sais-tu quoi que ce soit du futur ?
SARIPUTRA : Seigneur, je ne sais rien du passé et du futur, mais je sais tout de vous.
LE BOUDDHA : Sariputra, tu es un idiot. Tu en sais très peu sur moi. Un Maître spirituel tel que moi ne peut être connu totalement de quiconque sur terre. Tu vois mon histoire extérieure, ma vie apparente. Mais ma vie intérieure, tu ne la vois pas. Dans ma vie extérieure, je fais peut-être dix choses par jour. Mais dans ma vie intérieure, j’en fais des millions. La vie extérieure peut être observée, mais on ne la comprendra pas toujours; Très souvent, elle sera mal comprise. Donc, Sariputra, de ma vie intérieure tu ne connais rien du tout.
SARIPUTRA : D’accord, je ne sais rien. Mais je sais qui tu es. Tu es ma libération et tu es mon tout.
LE BOUDDHA : Sariputra, ne pense pas au passé. Ne pense pas à l’avenir. Ne pense qu’au présent. Le passé, nous l’avons laissé derrière nous. Le futur n’est pas encore là. Penser aux choses que nous avons laissées derrière nous est inutile, et penser à ce qui n’est pas encore là est également sans objet. Oublie le passé. Oublie le futur. Pense au présent seulement. C’est maintenant que tu dois aspirer. C’est maintenant que tu dois réaliser. C’est maintenant que tu dois manifester. C’est maintenant que tu dois vaincre tous tes désirs. C’est maintenant que tu dois faire venir au devant ton aspiration. C’est maintenant devenir ce que tu es intérieurement, la lumière. C’est maintenant que tu dois offrit au monde ce que tu es, la lumière.

© Textes extraits du livre “Et Siddhartha devint le Bouddha”
Editions de “La Flûte d’Or” édite et diffuse les écrits de Sri Chinmoy :
http://www.laflutedor.com/ Copyright
© 2007 Sri Chinmoy Tous droits réservés

Sri Chinmoy et l’Ecriture : Images dédicaces et poème

Jeudi 27 mars 2008

 

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Sri Chinmoy écrivait en toutes circonstances, en tous lieux…

I am not needed

Il ne m’est pas demandé
De dire la chose juste.

Il m’est uniquement demandé
D’être la chose juste.

Sri Chinmoy

 

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Pour les 76 ans de Sri Chinmoy Ashrita Furman,
à l’aide de quelques disciples a réalisé
le plus grand crayon au monde.

Voir la vidéo de sa réalisation en cliquant sur : Ici

Pièce de théâtre (extrait), de Sri Chinmoy : © Le Fils (Scène 18 : Jésus et Marie)

Lundi 24 mars 2008

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(Jésus et Marie)

Jésus : Mère, chante pour moi, je t’en prie. J’aimerais tant posséder une voix comme la tienne !

Marie : Mon fils, j’aimerais tant posséder un cœur comme le tien !

Jésus : Mère… chante, je t’en prie.

(Marie chante.)

Ma vie débuta avec la fierté du devoir.

Ma vie vivra avec la lumière de la beauté;

Ma vie jouera avec l’âme de la réalité.

Ma vie prendra fin avec la hauteur de la Divinité.

Jésus : Mère, au Ciel ta voix poignante me manquera. Dans quelques jours, je serai crucifié.

Marie : Quelle horreur ! Je ne permettrai pas que cela advienne ! Mon fils bien-aimé, ne feras-tu pas usage de ton pouvoir divin pour te sauver toi-même ? je te conjure de le faire, mon fils. J’en éprouverais une telle joie, une telle fierté, une telle reconnaissance…

Jésus : Mère, c’est pour te plaire que lors de ces noces, j’ai accompli mon premier miracle. J’ai changé l’eau en vin. Pour te plaire encore, au terme de ce voyage, j’accomplirai un nouveau miracle. Le Miracle des miracles. Il me faut m’en retourner au Père céleste, puisque telle est Sa volonté. Mais trois jours après ma mort, j’apparaitrai une nouvelle fois et vous verrai tous. Ce miracle sera sans équivalent dans l’histoire de la création. Ainsi… mère… mère de mon cœur, je te satisferai d’une autre façon. Je ne sauverai pas mon corps, mais je prouverai au monde que je suis impérissable, éternel. Bien que le corps soit éphémère, l’âme est immortelle. Ce corps a joué son rôle. Pourquoi le maintenir plus longtemps sur terre ? Mère, tu me rejoindras bientôt au Ciel.

Marie : Vraiment ? Mon fils, j’aimerais tant que nous partions ensemble !

Jésus : Mère, ton heure n’est pas encore venue. Mais elle sonnera bientôt.

(Entre Marie-Madeleine, en larmes.)

Marie-Madeleine : Seigneur, la nuit dernière j’ai fait un rêve épouvantable. Je t’ai vu crucifié. Sur la croix tu demandais à boire et l’on te donnait une espèce de vin. Tu le buvais, inclinais la tête, puis disais : “Tout est achevé.” Mon rêve était si vif… Seigneur, ce rêve impitoyable déchire mon être intérieur. Mon cœur est brisé. Seigneur, je t’en supplie, dis-moi que ce rêve était une hallucination sans fondement !

Jésus : As-tu vu autre chose ?

Marie-Madeleine : Oui, j’ai vu autre chose d’inimaginable. Trois jours après ta mort, tu m’apparaissais. Je te voyais distinctement. Je courais l’annoncer à Pierre et aux autres disciples. Tous me croyaient, sauf un.

Jésus : Qui était-ce ? Qui ne t’a pas cru ?

Marie-Madeleine : C’était ce pauvre Thomas.

(Thomas entre)

Thomas : Madeleine, j’ai surpris ta conversation avec le Seigneur. J’ai eu un rêve similaire. Mais dans mon rêve, je voyais autre chose. Le Seigneur, en son infinie bonté, me faisait croire en lui et disait : “Parce que tu m’as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru.”

(Thomas chante)

Avec le doute mon mental a commencé.

Avec la peur mon cœur a commencé.

Avec l’argile ma vie a commencé.

Tout cela dans le temps le plus bref.

Jésus : Parfait ! Thomas, je ne savais pas que ta voix était si douce… Ton rêve contenait une grande part de réalité. Madeleine… ton rêve sera bientôt réalité. Madeleine, chante pour moi, je t’en prie. Il y a longtemps que tu n’as pas chanté…

(Madeleine chante)

Il fut un temps où je trébuchais, je trébuchais, et trébuchais,

Désormais, je ne fais que grimper et grimper au-delà et loin au-delà :

L’Au-delà éternel de mon But.

Et pourtant mon Capitaine ordonne : “Avance, avance, avance !”

Jésus : Madeleine, je suis fier de toi. Un cœur pur est tout ce que demande le Père, et tu l’as amplement. Un cœur pur est un trésor sans pareil. Il y a quelques mois, tu m’as entendu dire que les cœurs purs étaient heureux, car ils verraient Dieu. Tu verras Dieu en moi.

Marie-Madeleine : Seigneur, je le vois déjà en toi. Plus encore… je te vois, toi seul, comme Dieu. Tu n’es nul autre que notre Père céleste. C’est toi qui accomplis toute chose. Mais tu Lui attribues le mérite. Telle est la générosité de ton cœur.

Jésus : Chère Madeleine, tu te trompes. Mon Père céleste est le seul à agir. Je ne suis que Son instrument.

Nimitta matram

Nimitta matram

Nimitta matram

Nimitta matram

Je suis un simple instrument.

 

© Extrait de la pièce de théâtre “Le Fils”, scène 18, écrite par Sri Chinmoy.

Photo © Phoolanjaya