Archive de la catégorie ‘- Vilgilance’

La rue, ses tentations, ses expériences : Témoignage de Nidish

Dimanche 27 décembre 2009


J’ai souvent vu à Paris des personnes de différentes origines proposer ce type de jeu que l’on voit présenté de manière humoristique sur la vidéo. Ces illusionnistes le font à la sauvette pour en tirer quelques revenus. Ils utilisent pour cela de gros jetons noirs, sous l’un des trois, il y a un gros point blanc.  Le passant attiré par l’action peut alors, après observation des jetons déplacés à grande vitesse avec boniments, évaluer où est placé le point blanc. S’il se sent sûr de lui, s’il pense avoir été un bon observateur, il parie un multiple de dix euros sur ce jeton. Si dans la vie spirituelle les jeux de hasard sont proscrits, ici il s’agit d’un jeu d’observation avec pari. Dans la vie humaine, selon les lois de notre pays, les jeux d’argents et paris sont règlementés. Ici ce sont des personnes de milieux défavorisés, qui se montrent très habiles dans le déplacement de trois pièces disposées sur un carton, qui s’exercent. Carton qui est vite abandonné si apparaissent des représentants de la loi. Les joueurs sont du même milieu social que l’acteur. Ce jeu existe depuis le moyen âge, sous différentes formes. C’est un jeu d’argent où bonimenteurs et passant prennent des risques relatifs : les sommes ne sont jamais très élevées, mais les personnes qui jouent, ne sont pas, en général, de milieux favorisés. Ces sommes représentent toujours un enjeu réel pour elles.
Tout semble équilibré jusqu’alors : Vitesse d’exécution contre sens de l’observation.
Mais ces illusionnistes de rues sont ici des filous.
Quand la personne novice est supposée avoir trouvé le jeton avec le point blanc, elle indique du doigt son choix. Le jeton n’est pas alors retourné. Le bonimenteur l’invite à parier une somme. Au moment où le passant cherche un billet dans sa poche, son porte-monnaies ou autres, il a les yeux baissés et lâche le jeton choisi des yeux et du doigt. Le bonimenteur en profite alors pour furtivement déplacer les jetons, le jeton avec le point blanc est alors ailleurs qu’à l’endroit indiqué par le joueur qui n’a rien vu. Quand enfin il a sorti le billet de son porte monnaie, il le transmet au bonimenteur. A ce moment là l’illusionniste le laisse retourner le jeton qu’il croit avoir choisi : le joueur découvre que le point blanc n’est pas sous ce jeton, et qu’il a perdu. Perdu son pari, perdu son enjeu, perdu 10 à 20 euros… Le bonimenteur reprend le mouvement des pièces, enrichi d’une nouvelle  somme. Le parieur reprend son chemin, la souffrance au cœur, sans comprendre  totalement son erreur de jeu, mais remettant en question le fait de s’être arrêté. Certains restent sur place et reproduisent leur erreur plusieurs fois en rejouant de la même manière, en lâchant leur concentration au moment de prendre leur billet ; d’autres joueurs s’aguerrissent en observant comment se déroule l’action. Ainsi, certains joueurs ont les billets à la main et ne lâchent pas un instant des yeux les jetons après avoir parié ; ils gagnent… ou perdent. L’habileté du manipulateur des jetons est alors plus équilibrée avec la qualité d’observation et de concentration du joueur.

La vie est l’école,
L’âme est l’élève,
La compassion divine
Est le professeur.

Sri Chinmoy
Chant en français de Sri chinmoy


© Aphorisme-chant de Sri Chinmoy – Centre Sri Chinmoy

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Témoignage de Nidish

Méditation : S’identifier aux valeurs positives de la vie, laisser entrer ses seuls amis : Amour, Paix, Joie, Félicité…

Jeudi 17 décembre 2009

Préambule de Nidish :

Bien souvent les adolescents sont perdus entre deux statuts, celui d’enfant et celui d’adulte. Les adultes qui franchissent le passage d’une nouvelle dizaine d’années vivent aussi des troubles. Il en est de même des personnes âgées qui voient leur corps se flétrir, s’alourdir, se raidir et malgré tout continuent à ressentir en elles la jeunesse de leur vingt ans. Pour tous ceux-là dont nous sommes, l’article suivant de Sri Chinmoy peut aider à retrouver et à comprendre que nous sommes l’âme au plus profond de nous et que c’est en nous accordant avec elle que la joie, la paix et l’éternelle jeunesse peuvent s’incarner et se révéler dans notre vie.

Question : Comment un débutant médite-t-il sur le cœur ?

srichinmoynidishunblogfr.jpgSri Chinmoy : Un débutant doit sentir qu’il est un enfant, quelque soit son âge réel. Le mental d’un enfant n’est pas développé. Lorsqu’il a 12 ou 13 ans, son mental commence à fonctionner à un niveau intellectuel, mais avant cela, il est tout dans le cœur. Tout ce qu’il voit, il le prend pour sien. Il s’identifie spontanément. C’est ainsi que le cœur agit.
Lorsque vous sentez que vous êtes un enfant, sentez immédiatement que vous vous trouvez dans un jardin de fleurs. Ce jardin de fleurs est votre cour. Un enfant peut jouer dans un jardin pendant des heures. Il ira d’une fleur à l’autre, mais il ne quittera jamais le jardin, parce qu’il trouvera de la joie dans la beauté et dans le parfum de chaque fleur. a l’intérieur de vous, il y a un jardin et vous pouvez y rester aussi longtemps que vous le voulez. De cette façon, vous pouvez méditer sur le cœur.
Essayez de sentir que toute votre force, toute votre détermination et votre volonté se trouvent dans un endroit particulier, ici, à l’intérieur de votre cœur. Sentez que vous n’existez nulle part ailleurs que dans ce petit endroit. Vous n’avez ni yeux, ni nez, ni rien du tout. L’intensité ne viendra que lorsque vous sentirez que toute votre existence est concentrée en un seul point et non dispersée.
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Témoignage de Nidish, « Jaloux, moi ? Jamais ! »

Dimanche 18 mai 2008

Il y a une vingtaine d’année, si l’on m’avait demandé si dans ma vie, j’étais jaloux. J’aurai sincèrement répondu « non ». Mais à partir du moment où j’ai commencé à pratiquer la méditation, ma véritable nature m’est apparue. Quand on pratique, l’on devient plus sensible à ce que l’on est et à ce que sont les autres, on ne peut plus ni s’enfuir, ni se cacher. On est dans une connaissance plus fine de notre existence. L’acceptation de notre nature va aussi en grandissant ; nous savons que l’on avance sur un chemin de transformation profonde. Ainsi, un beau jour, dans une situation tout à fait coutumière, je me suis vu entrain d’avoir des pensées de jalousie. Elles m’apparaissaient clairement. J’en ai pris compte et dès lors, j’ai été plus vigilant. Evidemment, depuis dix neuf ans que je pratique la méditation régulièrement et la répétition de mantras, j’ai pu constater d’autres insurrections du poison. Ainsi, si l’on m’avait posé la question entre temps de savoir si j’étais jaloux, j’aurai répondu « Oui, malgré moi, en certaines circonstances, non contrôlées, de courtes de durée et non entretenues ». Maintenant, je répondrai « Non, mais certaines fois, en certaines circonstances, je peux la voir essayer de réapparaitre ». Je continue à pratiquer.

Voir aussi : Nidish : Témoignages

 

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« Critiquer n’est pas mon jeu », témoignage de Nidish

Jeudi 3 avril 2008

Ne critiquez pas le monde, Améliorez le
Comment ?
En vous améliorant vous même à chaque instant.
Sri Chinmoy

rishivedas.jpg

J’allais sur mon vélo tout empli de mécontentement et de rancune envers une personne avec qui je venais d’avoir un différend. Ma hargne était forte, quand me vint à l’esprit l’aphorisme de Sri Chinmoy ci-dessus. Je me dis alors : “Oui, d’accord, mais là, c’est vraiment trop injuste, il a exagéré… Mais voyons, essayons de mettre en pratique cet aphorisme ; arrêtons ces pensées négatives, pour voir…” J’ai donc fait l’essai et l’effort d’attention d’interrompre mes rancunes en la direction de la personne…

Aussitôt, malgré mon contrôle, une nouvelle pensée négative envers quelqu’un d’autre m’est venue, avec un autre motif. Le constatant, j’ai aussitôt arrêté cette nouvelle pensée, et observé un nouveau silence. Aussi rapidement, dans les quelques instants qui ont suivis, une autre pensée s’est présentée, tout aussi négative… à nouveau je m’en suis rendu compte, je l’ai de même stoppée.

J’en suis resté soufflé, je me suis dit, repensant à la hargne que j’avais un peu plus tôt : “Effectivement, cela vient bien de moi, de mon état à moi, je n’ai à m’en prendre à personne !” Je me rendais compte de la portée de cet aphorisme ; je me suis promis d’être plus vigilant. Cela, c’était il y a dix neuf ans ; aujourd’hui, je vois que le travail intérieur qui s’est effectué avec la méditation dans la voie de Sri Chinmoy m’a profité. Gratitude, Sri Chinmoy, gratitude !