Archive de la catégorie ‘* Vital’

Que pouvons nous apprendre de nos rêves ? Réponse de Sri Chinmoy

Samedi 26 décembre 2009

Question : Que pouvons nous apprendre de nos rêves ?

ckg208n14.jpgSri Chinmoy : Nous pouvons beaucoup en apprendre, à condition de savoir de quel plan de conscience ils proviennent. Un rêve provenant du monde vital inférieur doit être rejeté. Il est absurde d’accorder de l’importance à un rêve où l’on tue ou bien où l’on est tué. Les rêves du plan vital inférieur sont inutiles et sans importance. Il n’y a aucun enseignement à en tirer.
Par contre il faut accorder toute son attention au rêve qui vient du plan intuitif, du plan psychique, du mental supérieur, du sur-mental, du mental illuminé ; par exemple un rêve où l’on se voit capable d’aider quelqu’un dans sa méditation ou d’élever sa conscience.
Des rêves provenant de plans élevés, des rêves bons ou divins, doivent être gardés précieusement. Lorsque nous avons ce genre de rêves, il nous faut hâter leur transformation en réalité : en tant que chercheurs spirituels, cela devrait être notre rêve le plus cher que de créer la paix, de l’invoquer d’en haut pour l’offrir à l’humanité. C’est pourquoi de tels rêves sont les bienvenus, tandis que les rêves destructeurs et vitaux doivent être éliminés.

© Textes extraits du livre “Sur les Ailes des Rêves” de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”
Copyright © 1999 Sri Chinmoy Tous droits réservés

http://www.laflutedor.com/

LE PSYCHISME HUMAIN SON FONCTIONNEMENT INTERNE : 6 Le cœur spirituel (Que le Christ montre au mileu de sa poitrine sur certaines effigies)

Mercredi 16 décembre 2009

Vous retrouverez l’ensemble des huit articles qui concernent : le corps, le vital, le mental et l’âme Ici ; il est préférable de commencer la lecture méthodiquement, en commençant par le texte présentant le corps. Chaque article est court, dense et complémentaire aux autres. Le premier article est le plus ancien, il est en premier, en partant du bas. L’ensemble forme le texte intégral.

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6 ème extrait : Le cœur spirituel

Bien supérieur au mental est le cœur. Alors que celui-ci sait comment se fondre à la dimension la plus haute, la plus lointaine, la plus profonde, le mental ne s’identifie qu’à un domaine limité, et encore cette assimilation n’est pas totale. Là où le mental observe avec hésitation, voire avec suspicion, le cœur s’identifie grâce à son amour et à son unité. Là où le mental complique, le cœur unifie. Là où il tire un plaisir inconscient de ce qui est complexe et confus, le cœur n’aime que ce qui est simple.

S’il est vrai que la lumière et la conscience de l’âme imprègnent le corps tout entier, il n’en existe pas moins un emplacement spécifique où elle demeure la plupart du temps : le cœur. Je ne me réfère évidemment pas ici au cœur émotionnel -en réalité le vital-, mais au véritable cœur spirituel.

Le cœur est supérieur au mental dans la mesure où il s’identifie à la lumière de l’âme, tâche extrêmement ardue pour le mental. Toutefois, le mental est lui-même supérieur au vital, en cela qu’il cherche, consciemment on non, la vérité et la lumière. Le vital, lui, n’a que faire de ces vertus suprêmes. Il ne s’en accommode que dans la mesure où elles peuvent le satisfaire à sa manière impure.

Mais tandis que le vital supporte encore une petite quantité de lumière, le physique ordinaire la refuse tout à fait. Il ne demande qu’une chose : demeurer durant des millénaires à un stade absolu d’imperfection et d’incomplétude.
Le mental, le cœur et l’âme peuvent être comparés à trois chambre. La chambre du mental n’a que l’obscurité à proposer. Tout y est malsain, sombre et impur. Ici loge le mental sans aspiration, qui doute, suspecte, le mental sophistiqué.

Celui qui entre dans la chambre du cœur éprouve une sensation apaisante. Tout y est empli d’espoir, de joie et d’énergie. Où que l’on regarde, on ne voit que bonheur. On y est encouragé, séduit et inspiré.

Prochain extrait et suite de celui-ci : L’Âme

Vous pouvez vous procurer le livre
“La Lumière de L’au-delà”
Paru aux Editions Sri Chinmoy
Diffusé par les Editions de La Flûte d’Or.

 

Une fois dans le sommeil, d’où viennent les rêves ? Réponse de Sri Chinmoy

Vendredi 11 décembre 2009

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Rêve

Il est un grand nombre de mondes, invisibles aux yeux humains, et c’est de ces mondes que viennent les rêves.
Certains rêves ont lieu dans le domaine vital : ils sont souvent très confus, car il y a peu de lumière sur ce plan qui est celui de la jouissance, et du plaisir. Beaucoup de sensations, d’excitation s’y manifestent, contrairement à des rêves de plans plus élevés, qui sont lumineux mais dépourvus de sensations. Dans un rêve du monde sensuel, vital, il y a un mouvement incessant. C’est comme un champ de bataille où tout se brise, s’écrase, où des êtres sont tués. Il ne faut accorder aucune valeur aux rêves issus des mondes inférieurs, subconscients ou si vous préférez, inconscients. Ils ne peuvent pas changer notre nature. Ils ne peuvent être ni une source d’inspiration, ni un espoir d’accomplissement futur. Le mieux que nous puissions faire est de les oublier.
Un rêve provenant du monde mental possède déjà un certain équilibre, qui s’il n’est pas parfait, amène un peu de calme et de sérénité. S’il émane du plan psychique, il nous fait ressentir de l’affection, de la douceur, de la sollicitude, de la compassion envers les êtres ou les choses que nous y voyons. Et s’il émane de la région de l’âme, il sera empli de pures lumière, félicité et paix
Nous ne devons pas nous identifier à un rêve des mondes inférieurs, car il peut nous effrayer sérieusement. Il vient à nous comme une menace. Par contre, un songe venant de mondes plus élevés apparaît comme une invitation. Ce rêve-là est un précurseur de la réalité. Nous y trouvons joie et satisfaction intérieures et immédiatement nous nous y sentons nous-mêmes. Il nous faut entrer dans cette réalité et y croître.
Par la méditation, il est possible de pénétrer consciemment dans les mondes du rêve. Pour le moment, ils nous semblent vagues, incertains et obscurs, mais en les étudiant, nous pouvons apprendre beaucoup de choses.

 

© Textes extraits du livre “Sur les Ailes des Rêves” de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”
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© Photo nidish « Rêve »

LE PSYCHISME HUMAIN SON FONCTIONNEMENT INTERNE : 3 le vital

Mardi 24 novembre 2009

Vous retrouverez l’ensemble des huit articles qui concernent : le corps, le vital, le mental et l’âme Ici ; il est préférable de commencer la lecture méthodiquement, en commençant par le texte présentant le corps. Chaque article est court, dense et complémentaire aux autres. Le premier article est le plus ancien, il est en premier, en partant du bas. L’ensemble forme le texte intégral.

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3ème extrait : Le vital

Supérieur au corps est le vital. Il incarne soit le dynamisme divin, soit une forme d’agressivité hostile. C’est lorsqu’il est non illuminé qu’il se montre agressif. Il aime alors témoigner de son pouvoir envers autrui et souhaite contrôler, dominer, voire même détruire. Seule la gloire l’intéresse et il est prêt à tout pour parvenir à ses fins.

Le vital dynamique, lui, ne désire que stimuler et inspirer. « Assez perdu de temps ! Debout ! Agissez pour l’humanité ! » Implore-t-il. Sans sa stupéfiante nécessité intérieure, rien ne saurait être révélé sur terre. Il ignore le lendemain ; seul l’instant présent l’intéresse, même s’il ne doit se reposer qu’après avoir atteint la vérité.

Bien que le corps, le mental et le cœur soient susceptibles eux aussi de ressentir l’émotion, celle-ci demeure le terrain privilégié du vital. L’émotion vital peut adopter une forme soit exubérante et enfantine, soit incontrôlé et infantile. Malheureusement, elle n’est la plupart du temps qu’indisciplinée et obscure.

Nombreux sont ceux qui confondent le vital émotionnel avec le cœur. Ils distribuent leurs biens à autrui et dès l’instant suivant ne pensent qu’à les récupérer ! Ce type de générosité n’a rien à voir avec le cœur. Il ne s’agit là que du jeu du vital non illuminé et insatiable, qu’il convient d’éviter à tout prix.

Prochain extrait : Le mental

Question – Réponse de Sri Chinmoy : La pureté qualité essentielle.

Vendredi 16 octobre 2009

Question : Laquelle de ces qualités est la plus grande : la pureté, l’amour ou l’unité ?

ckg208n14.jpgSri Chinmoy : La pureté est essentielle pour l’être tout entier. Si l’amour est impur, il n’est que destruction. L’amour vital humain est totalement destructeur. La pureté est donc nécessaire. Mais l’amour est essentiel pour parvenir au sentiment d’unité.Un saint est pur, mais il a souvent peur du contact avec le monde, qui risquerait de le rendre impur. Mais s’il aime vraiment le monde, aussi impur soit-il, il ira le toucher afin de l’aider à devenir pur. Lorsque la sagesse suprême voit le jour, nous nous apercevons que là où est l’unité, il ne peut y avoir d’impureté. La réelle unité divine est une perpétuelle expansion ; elle est la conscience permanente de la réalité universelle qui est en nous et autour de nous. L’impureté ne se rencontre que dans la limitation. L’unité est donc indiscutablement la plus grande de ces trois qualités divines ; mais elle est inacceptable à qui ne possède pas à la fois amour et pureté. On voit dans l’unité la perfection de l’amour et de la pureté.

Question : Qu’elle est la clé pour accéder à la pureté ?

ckg208n14.jpgSri Chinmoy : De nombreuses clés ouvrent la porte de la pureté, mais il en est une particulièrement efficace : c’est l’absence de vagues de pensées dans le mental physique. lorsque le mental est calme et tranquile, la pureté voit automatiquement le jour dans l’être tout entier. 

Préambule de Nidish : Couple ou célibat

Samedi 3 octobre 2009


1 + 1 = Deux chemins propres

ou

1 + 1 = Une quête commune


S’il y a une chose qui est certaine dans la vie sociale, c’est que tout le monde n’est pas fait pour vivre en couple. Sri Chinmoy nous apprend que le couple doit être une relation voulue par Dieu. Par notre propre âme. Si les personnes s’unissent pour combler leurs besoins physiques, ou encore par insécurité, ou par conditionnement social, familial ou médiatique, que cela soit à l’église, à la mairie ou ailleurs, si l’union n’est pas la volonté de Dieu, ces couples vont à la catastrophe. Nous avons tous put constater autour de nous  et en lisant les journaux, les tourments que vivent les familles créées sur des bases incertaines.
« Un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s » dit le dicton populaire et certains amis qui prodiguent leurs conseils aux couples infortunés. Nous sommes parfois très longs à comprendre. Ainsi après une expérience douloureuse, l’on continue à chercher et à reproduire des situations nouvelles, avec la volonté, pour que nos besoins mentaux et vitaux soient satisfaits ; l’on fuit ainsi la rencontre du Grand Silence. Dieu.
Si la volonté de notre âme est que l’on soit célibataire et que l’on prie et médite, l’on peut toujours persister à répéter nos expériences de couple, elles seront toujours sans solutions. Et toujours dans les pleurs, l’insatisfaction et la douleur.

© Nidish

L’Enseignement du Sage Avadhûta : Prostitution, il y a 5000 ans, Pingalâ fait le point

Samedi 3 octobre 2009

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Le roi et le sage, de Vyasadeva, présenté par Nidish
Cliquer sur le lien pour accéder à la présentation du livre

Avec l’aimable autorisation des Editions Dervy :

L’histoire qui suit est l’une de celles que l’on trouve dans le petit livre « Le roi et le sage », traduction d’un écrit en sanscrit rédigé il y a 5000 ans. Ces Histoires-Enseignements sont prodigués par un grand Maître spirituel que  le roi Yadu a rencontré alors qu’il errait dans la forêt.


La courtisane Pingalâ

Le Sage Avadhûta poursuivit ainsi son dialogue avec le roi : Ô Mahârâja Yadu, ô fils de roi, une courtisane du nom de Pîngalâ vivait autrefois dans la ville de Videha.
Ecoute à présent ce que j’ai appris de cette jeune femme.
Désirant
attirer un galant chez elle, cette belle courtisane se tint un jour longtemps devant sa porte, montrant ses jolies formes. Ô Yadu, toi le meilleur des hommes, elle dévisageait chaque passant dans le souci de s’enrichir. Elle se disait : « Oh ! Celui-là possède sûrement assez d’argent. Je sais qu’il peut payer un bon prix et se réjouir en ma compagnie. »
« Se tenant sur le seuil de sa maison elle vit beaucoup d’hommes passer et s’en aller. Son seul gagne-pain étant ses rendez-vous nocturnes, elle se mit à penser anxieusement : celui qui vient à présent est assez riche… Oh ! il ne s’arrête pas, mais il reviendra sûrement plus tard dans la soirée… Tiens ! Je suis sûre que celui-là me donnera ce qu’il faut en échange de mes faveurs… »
« Bien que son attente se prolongeât en vain, elle ne pouvait se résoudre à aller dormir. Par nervosité elle sortait parfois jusque dans la rue, et puis rentrait chez elle. Ainsi, d’heure en heure, minuit sonna. Son espoir de gain s’évanouissant, elle devint de plus en plus morose, le visage flétri par le chagrin. Toute découragée, elle commença à ressentir un grand sentiment de détachement vis à vis de sa situation, et les prémices d’heureuses pensées apparurent. »

« Le détachement ressemble à un glaive capable de couper en pièces désir et espérance. Ecoute à présent le chant que lui inspira son salutaire découragement.
Celui qui ne développe pas de goût pour un tel renoncement ne cherchera jamais à s’affranchir des liens corporels, de même que celui dépourvu de savoir spirituel ne désire jamais abandonner son instinct de propriété, pourtant sans réel fondement. La courtisane Pingalâ dit : Hélas ! Voyez comme je suis la victime de mes sens, je désire m’unir charnellement avec un amant insignifiant. Je suis si infortunée que j’ai oublié de servir mon véritable Bien-aimé, qui se trouve à l’intérieur de mon cœur de toute éternité. Ce Bien-aimé est le Seigneur de l’univers qui seul dispense l’amour et le bonheur véritables, lui, la source de toute prospérité. »

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« Bien qu’il soit si proche je l’ai malgré tout négligé. A l’opposé j’ai, dans mon ignorance, servi des êtres des plus communs qui n’ont jamais réussi à me satisfaire vraiment. Leur contribution ne fut qu’infortune, peur anxiété, lamentation et illusion. Comme je me suis vainement torturée ! J’ai fait commerce de mon corps auprès d’hommes avides, eux-mêmes objets de pitié. J’ai exercé le métier, des plus vils, de prostituée en désirant richesses et plaisirs. »
« Ce corps de matière ressemble en tout point à une construction dans laquelle l’âme réside. Les os formant ma colonne vertébrale, mes côtes, mes bras et mes jambes sont comme les poutres, les traverses et piliers d’une maison ; et l’ensemble, rempli de matières impures (mucus, urine, etc…), est recouvert par la peau, les ongles et les cheveux. Les neufs portes de cette bâtisse sécrètent à chaque instant des substances désagréables. Qui d’autre que moi accepterais de s’en faire la servante et d’y rechercher du plaisir ?
« Je suis certainement la seule, dans cette ville de Videha, à être à ce point privée de raison. Je me suis donnée à de nombreux amants, oubliant d’aimer Acyuta (l’Infaillible), l’Amant suprême, la source de tous nos biens et de notre existence. Il est celui que tous les êtres chérissent le plus, leur meilleur ami, car des plus bienveillants. Il est le Maître et réside dans le cœur de chacun. Le prix à payer pour jouir de sa compagnie comme Ramâ, la déesse de la Fortune (l’épouse du Seigneur Vishnu), est celui de mon complet abandon. »
« Les hommes ici-bas procurent de nombreuses satisfactions à leur compagnes, mais, comme les habitants des cieux (les Devas), ils connaissent tous un début et une fin. Ils sont tous emportés par le Temps. Par conséquent quel véritable bonheur peuvent-ils offrir à leurs épouses ? Le seigneur Visnhu doit d’une façon ou d’une autre être satisfait de moi. J’ai du accomplir, sans même le savoir, quelqu’action agréable à Ses Yeux, sinon comment pourrais-je à présent goûter ce profond bonheur né du renoncement, malgré mon obstination passée à jouir de ce monde ? »

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Seule la personne ayant développé un réel détachement peut se défaire des liens sociaux et amoureux ; et à cause de ma souffrance intense un tel sentiment a pris naissance en moi. Comment, si j’étais vraiment infortunée, aurais-je pu faire face à une souffrance si salutaire ? Par conséquent, je me considère des plus heureuses d’avoir ainsi reçu la miséricorde du Seigneur. Je reçois avec reconnaissance et dévotion les marques de sa bonté tout en renonçant à mes plaisirs coupables. Je ne prends refuge dorénavant qu’en Ishvara, l’Être originel. Comblée et confiante dans sa volonté, je vivrai au jour le jour, au gré de la providence, ne plaçant mon bonheur qu’en Lui, l’Âme suprême, la source de toute heureuse fortune. »
L’intelligence de l’être vivant est obscurcie par sa soif de plaisirs, jamais satisfaits, ce qui le fait chuter sans fin dans le puits sombre des transmigrations (samsâra), où il devient la proie d’un terrible serpent, le Temps. Qui d’autre que le Seigneur origine pourrait le sauver d’une condition aussi désespérée ? Quand l’être réalise que l’univers entier est dévoré par le serpent du Temps, il devient sobre et réfléchi, et renonce de lui-même aux plaisirs des sens éphémères. il est alors assez mûr pour se sauver lui-même. »

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Le sage brahmane conclut ainsi l’histoire de la courtisane Pingalâ :
« Inébranlable dans sa détermination à ne plus être l’esclave de ses désirs et de ceux de ses amants, Pingalâ s’assit sur son lit, le cœur en paix. Ô roi, tout désir égoïste est la cause des plus grandes infortunes, et se libérer de tels désirs engendre le plus grand bonheur. C’est ainsi que l’intelligente Pingalâ, renonçant à jouir de ses amants, s’endormit paisiblement. »


Cliquer sur les photos pour les agrandir
© « Le Roi et le Sage » Editions Dervy
Extrait
© Photos Centre Sri Chinmoy Afrique du Sud

Question – Réponse de Sri Chinmoy : Danse, corps et Spiritualité

Samedi 3 octobre 2009

Question : L’utilisation du corps physique dans la danse rend-il l’intégration de la danse dans la vie spirituelle plus difficile que celle d’autres formes d’art ?

 

ckg208n1.jpgSri Chinmoy : En général, oui. mais en inde, il y a des danseurs qui offrent vraiment leur consécration et leur dévotion au Pilote Intérieur, au Suprême. Lorsqu’ils regardent le public, ils ne voient pas que des individus : ils voient tous les gens comme des dieux et des déesses suprêmes. Lorsqu’ils voient leur public de cette manière, cela les aide énormément dans leur vie spirituelle. La danse peut vraiment être un art spirituel à condition que le public, comme le danseur, soient dans une conscience élevée. Tel un enfant, le danseur fait parcourir un frisson de joie innocente et absolument profonde dans le public. Il donne au monde ce qu’il possède et le monde reçoit son offrande avec la gratitude la plus intense. le fait même que le public apprécie et admire le danseur ajoute à son talent et à sa beauté.
Mais ce qui se produit souvent, c’est que les danseurs commencent à danser dans une bonne attitude et ensuite, leurs mental entre en jeu. Ils veulent être appréciés et admirés. Le physique danse, le vital danse, mais le mental est comme un aimant qui essaye sans cesse d’attirer l’appréciation et l’admiration. puis, tandis que le mental du danseur reçoit les louanges de ses admirateurs, le vital inférieur de ceux-ci lui envoie de l’impureté, faisant terriblement descendre sa conscience et gâchant complètement sa pureté du début. Les spectateurs peuvent littéralement engloutir les qualités spirituelles du danseur, quelque élevée soit sa pureté.
Dans d’autres cas, le danseur pense offrir une pureté et une divinité absolues, mais dès qu’il commence à danser, il répand la vulgarité dans des mouvements du vital inférieur au lieu de répandre la beauté de son âme. Le public peut être plein d’aspiration, mais le danseur, lui, est dans une conscience très ordinaire et répand consciemment ou inconsciemment des forces du vital inférieur. le public est arrivé au théâtre avec autant de pureté qu’après une méditation, mais dès que le danseur commence à danser, sa beauté physique attire le vital inférieur des spectateurs au point qu’ils ne peuvent pas rester dans une conscience élevée. après cela, la danse n’est plus qu’une attraction vitale physique sans la moindre spiritualité.
L’aspirant doit être très prudent dès que le corps se met en mouvement. La difficulté, c’est que nous ne savons pas où se dissimule la tentation du corps. Elle n’est pas nécessairement à un endroit particulier. Elle peut même se cacher dans les yeux. Un seul regard du danseur, ne serait-ce que d’un œil, suffit pour capturer une personne et la tenter. un seul geste d’un petit doigt peut suffire à déranger tout le public. a l’inverse, il peut arriver que ce soit le public qui décroche un seul regard sur le danseur pour que c’en soit fini de sa pureté. l’idéal dans la danse, c’est lorsque le public comme le danseur peuvent rester dans leur conscience la pus élevée, mais c’est pratiquement impossible à réaliser.

Possibilité de voir sur ce blog
les vidéos de danses indiennes dédiées :
Bharatha Natyam une Danse indienne traditionnelle dédiée

 

« LA PURETÉ » : Propos de Sri Chinmoy

Mercredi 16 septembre 2009

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« Lotus in Bali »
 © Phoolanjaya Centre Sri Chinmoy

La pureté est la lumière de l’âme exprimant sa divinité à travers le corps, le vital et le mental. Celui qui est pur a tout à gagner. Celui qui peut conserver sa pureté ne perdra jamais rien qui soit digne d’être gardé. On peut avoir un jour de grandes idées ou une force intérieure considérable, et les perdre le lendemain si on n’est pas pur. La pureté est le souffle du Suprême. Lorsque la pureté nous abandonne, le Souffle du Suprême nous abandonne aussi. Il ne nous reste plus que le souffle humain.

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Être pur veut dire que l’on suit les ordres de son Pilote Intérieur sans permettre à des forces non-divines d’entrer en soi. Là où la pureté est absente se trouve l’obscurité, le précurseur de la mort. Ce que nous appelons l’obscurité aujourd’hui sera pour nous, demain, la mort. La pureté est la seule chose qui puisse nourrir notre divinité. Sans pureté, il n’y a pas de certitude. Sans pureté, il n’y a pas de spontanéité. Sans pureté, il n’y a pas de flot constant de divinité en nous.

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Dans la pureté réside une magie divine. Si nous pouvons cultiver ne serait-ce qu’une pensée pure au cours de notre méditation, nous en tirerons un bénéfice des heures durant. Car tout ce temps-là, nos pires faiblesses se transformeront en force véritables.

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Nous savons qu’il y a une différence entre la quantité et la qualité. Aussi rechercherons-nous plutôt la qualité que la quantité. Or, à mesure que notre pureté divine se développe, notre force intérieure grandit. Ainsi, grâce à la pureté, quantité et qualité se trouvent réunies. La pureté est semblable à un aimant divin. Elle attire en nous toutes les qualités divines. Lorsque nous possédons la pureté, le mnde est fier de nous. Si la Mère Terre abrite ne serait-ce qu’une âme pure, elle déborde de joie : « Voici enfin, dit-elle, une âme sur laquelle je peux compter ».

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La pureté doit être présente dans nos pensées, nos idées, nos sentiments, notre conversation, dans tout ce que nous disons, faisons, ressentons, et enfin dans tout ce que nous sommes. Nous pouvons faire en sorte que notre vie entière soit comme une fleur dans un jardin. Si nous identifions notre conscience à la fleur, nous n’aurons jamais de sentiment impurs. Mais si nous nous contentons de rester dans le jardin, sans nous identifier consciemment à la fleur ou au jardin lui-même, nous demeurerons impurs.

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La pureté doit s’établir dans l’intégralité de notre existence. Notre corps doit posséder la même pureté que notre âme. Pour cela, la propreté et une bonne santé sont requises. La pureté est une qualité qu’il faut avoir constamment en soi, et non un élément que l’on peut faire venir de l’extérieur lorsqu’on en a besoin. La pureté doit être une expérience vécue ; c’est un état intégral de conscience divine.

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Une fois la pureté établie, en particulier dans le vital, beaucoup est accompli, dans la vie intérieure et dans la vie extérieure. Dans la pureté de ‘homme réside la plus haute Divinité de Dieu. La pureté de l’homme est le souffle de Dieu. La pureté est une force considérable. Par elle, on peut tout accomplir. Mais si on la perd, on risque à tout moment de s’écrouler, de chuter, même si l’on possède richesse, pouvoir ou influence.

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Tous les aspirants spirituels, sans exception, ont constaté et ressenti la nécessité de la pureté. Aujourd’hui ils escaladent le Mont Everest intérieur par la force de leur grande pureté ; mais demain, ils risquent de tomber dans l’abime le plus profond. La pureté perdue, tout est perdu ; Dieu Lui-même est perdu. La pureté acquise, le monde est acquis ; l’univers entier est acquis.

© Extrait de « Purity : Divinity’s Little Sister et de Purity-River Wins » de Sri Chinmoy Editions La Flûte d’Or.

 

Question – Réponse de Sri Chinmoy : L’amour humain et l’Amour divin

Lundi 31 août 2009

Question : Quelle est la différence entre l’amour humain et l’amour divin ?

ckg208n1.jpgSri Chinmoy : L’amour est un oiseau. Mettez-le en cage, il s’appelle amour humain. permettez-lui de voler au cœur de la conscience Omniprésente, il s’appelle amour divin.
L’amour humain tire ses racines du vital ; l’amour divin a les siennes dans l’âme. L’amour humain entonne le chant de la possession ; l’amour divin celui de l’offrande de soi. L’amour humain ne désire que posséder et être possédé ; on y trouve toujours un besoin au niveau vital, au mieux une attente subtile. Si une vérité supérieure s’y fait jour, le besoin pourra s’atténuer, mais l’attente subtile persistera malgré tout.
Dans l’amour divin, il n’est rien de tel. On ne fait qu’offrir sans compter ce que l’on est et ce que l’on a.
Dans l’amour humain subsistent encore les sentiments de supériorité et d’infériorité. Le supérieur aime l’inférieur parce que dans une certaine mesure il se complait dans sa supériorité. Quant à l’intérêt de l’inférieur pour le supérieur, il émane souvent d’un sentiment d’insécurité. Ainsi, l’amour les enchaine l’un à l’autre en leur apportant une satisfaction réciproque. Mais dans l’amour divin, supériorité et infériorité sont vides de sens, car l’amour divin tire sa joie que de l’offrande de soi aussi totale qu’inconditionnelle. Si dans l’amour humain le mental sceptique et suspicieux intervient fréquemment -accompagné de sa cohorte d’accusations, de méprises et autres querelles-, l’amour divin n’a comme maitre que le cœur, le cœur qui aime et où voisinent désintéressement, esprit de sacrifice et joie. Si dans l’amour humain amant et bien-aimé sont deux personnes distinctes, l’amour divin les voit inséparablement unis par un Suprême immanent à l’intérieur de toute chose.

© Texte extrait du livre “La Lumière de l’Au-Delà” de Sri Chinmoy, édité par les Editions “La Flûte d’Or”

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Copyright © 1989 Sri Chinmoy Tous droits réservés

 

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